"Camus brûlant" de Jean-Baptiste Péretié ,Benjamin Stora chez Stock (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Camus brûlant
Camus brûlant — Le choix des libraires

Résumé

L'affaire de l'exposition sur Camus, prévue à Aix-en-Provence pour le centième anniversaire de sa naissance en novembre 2013, a fait scandale. Sollicité pour la concevoir, ce qu'il fit avec Jean-Baptiste Péretié, Benjamin Stora fut ensuite brutalement évincé et remplacé par Michel Onfray, qui accepta puis finit par renoncer.

Au-delà de la polémique, cette affaire est symptomatique et révèle combien les questions soulevées par l'auteur de L'Étranger restent extrêmement sensibles et provoquent des tensions toujours vives. C'est évidemment le cas de la question coloniale et de l'ombre portée de la guerre d'Algérie dans la société française d'aujourd'hui. Nombreux sont ceux qui voudraient annexer Camus, le lire de façon univoque, l'enrôler dans leur combat politique, notamment à l'extrême droite. Peine perdue, la complexité de cet homme entre deux rives ne saurait être réduite à une cause ou une identité.

Dans ce texte vif et précis, Benjamin Stora et Jean-Baptiste Péretié dénoncent ces tentatives de captation multiples. Ils montrent aussi combien la position de l'écrivain pendant la guerre d'indépendance fait encore polémique en Algérie. Camus est toujours brûlant.

Benjamin Stora, historien, professeur à l'université Paris-13, est l'auteur de très nombreux ouvrages, dont chez Stock : La dernière génération d'Octobre (2003), Les trois exils. Juifs d'Algérie (2006), Les guerres sans fin (2008), Le 89 arabe (dialogue avec Edwy Plenel, 2011) et Voyages en postcolonies. Viêt Nam, Algérie, Maroc (2012).

Jean-Baptiste Péretié, documentariste, a notamment réalisé, en 2011, Voyage au bout de Céline. Ses documentaires sont diffusés principalement par Arte ou France Télévisions.

La revue de presse : - Libération du 19 septembre 2013

Explorant le «Camus politique», ils évoquent celui qui, en 1956, choisit le camp de «l'Algérie de la justice, où Français et Arabes s'associeront librement», avant de s'éclipser du débat public par crainte d'exacerber les violences. Camus est un homme des années 50, rappellent-ils. Mort en janvier 1960, il ne saurait être jugé à l'aune des actions qui creuseront les camps jusqu'à conduire, deux ans plus tard, les uns au pouvoir, les autres à l'exil.

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