"Le fantôme de Truffaut : une initiation au cinéma" de Frédéric Sojcher chez les Impressions nouvelles (Bruxelles, Belgique)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le fantôme de Truffaut : une initiation au cinéma
Le fantôme de Truffaut : une initiation au cinéma — Le choix des libraires

Résumé

«Être cinéaste, c'est forcer le destin»
François Truffaut

À 3 ans, Frédéric Sojcher fait connaissance avec un plateau de tournage et à 6 ans, il devient cinéphile. À 12 ans, figurant dans Préparez vos mouchoirs, il sympathise avec Patrick Dewaere.
À 14 ans, il entame une correspondance avec François Truffaut. À 18 ans, il réalise avec Serge Gainsbourg et Michael Lonsdale un court-métrage, Fumeurs de charme. C'est un véritable conte de fées. À 23 ans, il tourne son premier long métrage... et le cauchemar commence. Le cinéma sera une suite de combats, aux issues incertaines.
Dans ce récit sincère, sensible et souvent drôle, Frédéric Sojcher revient sur son itinéraire... et dépasse son propre parcours. C'est une ode aux actrices, aux acteurs et à toute l'équipe du film. C'est une initiation aux pratiques du cinéma, à l'envers du décor des tournages. Elle touchera notamment celles et ceux qui rêvent d'entrer dans ce monde.

Frédéric Sojcher est né à Bruxelles en 1967. Il a réalisé dix courts-métrages et trois longs métrages : Regarde-moi (2000), Cinéastes à tout prix (2004) et Hitler à Hollywood (2011, Prix International de la critique au Festival de Karlovy Vary). Professeur à l'Université de Paris 1 Panthéon - Sorbonne, il dirige le Master pro en scénario, réalisation et production.

Courrier des auteurs le 21/09/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Avant tout, je suis Belge ! Au fur et à mesure que le temps passe, au plus je me rends compte à quel point je diffère culturellement des Français. Je ne peux écrire ou concevoir un film sans être décalé - et cela, sans même le rechercher. Impossible aussi de concevoir la vie sans autodérision. La plupart des écrivains et cinéastes français me semblent «terriblement» sérieux. Je suis Juif et Belge : j'aggrave mon cas !

2) Quel est le thème central de ce livre ?
J'avais douze ans. J'ai envoyé une lettre à François Truffaut dans laquelle je lui faisais part de mon désir d'être réalisateur. Et il m'a répondu ! Nous avons eu un échange épistolaire dans lequel il me donnait des conseils. C'est le point de départ du Fantôme de Truffaut ; Truffaut dont j'apprécie les films, mais aussi le regard qu'il porte sur les autres cinéastes et ce qu'il a écrit sur le cinéma. Le thème central du livre est la transmission de ce désir de cinéma. Les films, qui sont sinon plus importants, au moins aussi importants que la vie. Le Fantôme de Truffaut relate mon parcours de cinéaste et d'enseignant (j'enseigne depuis l'âge de 23 ans la pratique du cinéma à l'Université !) Mais je n'aurais pas écrit ce livre si je n'avais pas le sentiment que cet itinéraire me dépasse... et pose des questions de cinéma.
J'en reviens au côté décalé. J'écris sans fard et sans complaisance sur des rencontres avec des personnalités (acteurs, producteurs, journalistes...). L'envers du décor des tournages, des productions et de la diffusion des films n'est pas qu'anecdotique : il permet, je pense, de mieux cerner ce qui se joue à travers le cinéma.
J'ai beau n'avoir à ce jour réalisé que dix courts et trois longs métrages, je suis habité par ces questions...
J'espère aussi que le livre se lit comme un roman, car il y a quelque chose de romanesque... dans chaque parcours de cinéma. La vie, comme un film...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Être cinéaste, c'est répondre aux aléas, c'est dépendre des autres sans se perdre dans les compromissions, conjuguer forme et sens, narration et mise en scène, c'est donner une direction, le la, transformer ses faiblesses en force, c'est se révéler et révéler au spectateur une part de lui-même, forcer le destin pour donner naissance au film», m'écrit François Truffaut.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une chanson d'Héléna Noguerra. Les études polonaises de Chopin. Un zeste de Gainsbourg et de Bowie. Etienne Daho et Depeche Mode. Le Requiem de Mozart.
Eloge à l'éclectisme.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'espoir que chaque film reste singulier. Rester curieux. Comme cinéaste, comme spectateur. Et comme lecteur !

La revue de presse : Jacques Mandelbaum - Le Monde du 19 décembre 2013

Il livre dans Le Fantôme de Truffaut, entre journal intime et observation participante, un regard plein de tendre cruauté, bourré d'anecdotes hilarantes, sur un milieu qu'il aime de toutes les fibres de son être et qui ne lui a pas toujours rendu la pareille.

La revue de presse : Christophe Carrière - L'Express, octobre 2013

Un parcours impressionnant fait de hauts, de bas, de coups bas également, le tout résumé ici sous forme de notules parfois amusantes, toujours instructives. Un journal intime dépourvu de dates, couché au gré du ressenti ou des souvenirs de son auteur...
Pas besoin d'être cinéphile pour apprécier. Il suffit d'être curieux. Et sensible.

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