"L'hiver le plus froid : une jeune Américaine en Europe libérée" de Paula Fox chez Joëlle Losfeld (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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L'hiver le plus froid : une jeune Américaine en Europe libérée
L'hiver le plus froid : une jeune Américaine en Europe libérée — Le choix des libraires

Résumé

En 1946, Paula Fox entreprend un voyage dans l'Europe d'après-guerre avec l'espoir bien américain d'acquérir de l'expérience, voire d'y trouver un salut. Elle a vingt-deux ans, et passera une année à traverser les villes meurtries de Londres, Paris, Varsovie, Prague, Madrid et autres, comme correspondante pour une petite agence de presse britannique. Elle décrit au fil de ses déplacements à travers les frontières brouillées de l'Europe ses visites imprévues de châteaux à l'abandon, d'églises détruites ou encore Varsovie dévastée ; ses nuits passées dans les appartements de lointains parents ou d'amis, dans des pensions miteuses, chaque lieu faisant écho à l'horreur de la guerre. Jeune femme seule, sans projet ni salaire stable, Paula Fox poursuit sa route à travers l'Europe, continent en reconstruction qu'elle découvre au milieu des ruines.

Paula Fox, née en 1923, est américaine. Elle a vécu à Cuba, en Californie et au Québec, et demeure maintenant à New York. Elle a été redécouverte à la fin des années 1980, grâce, entre autres, à Jonathan Franzen, Frederick Busch et Andréa Barrett qui la considèrent comme l'un des plus importants écrivains du XXe siècle.
Toute l'oeuvre de Paula Fox (hormis ses livres pour la jeunesse a été traduite en français aux Éditions Joëlle Losfeld.

Le choix des libraires : choisi le 05/09/2013 par Claudia de Bonis de la librairie DU ROND-POINT à PARIS, France

1946. Paula Fox a 23 ans et derrière elle une vie déjà bien mouvementée. Elle a subi d'innombrables déménagements, fréquenté des musiciens, des acteurs, l'alcool et la précarité.
Cette jeune newyorkaise qui débarque dans une Europe dévastée n'a donc rien d'une héroïne d'Henry James.
Correspondante pour une petite agence de presse de Londres, Paula Fox voyage à travers l'Europe, Paris, Prague, Varsovie, la Silésie et enfin l'Espagne avant son retour aux États-Unis.
En 2005, Paula Fox se penche sur les souvenirs de cette année décisive de sa vie.
The Coldest Winter, enfin traduit, parait aujourd'hui chez sa fidèle éditrice Joëlle Losfeld.
Avec une économie de moyens dont elle possède le secret, Paula Fox dresse en trois lignes le portrait de l'oncle Antonio, torturé dans une prison franquiste, de Jean-Paul Sartre, rencontré fugacement à Saint-Malo, de Maggie, l'amie américaine surgissant à Saint-Germain-des-Prés, un verre de vin blanc à la main.
Elle nous embarque au coeur de l'hiver, au coeur des ruines, au coeur des gens.
Elle sait capter en si peu de mots la douleur indicible, les espoirs des lendemains meilleurs, les fiévreux élans de la reconstruction. D'une main délicate, elle tisse ses souvenirs, fil de trame, fil de chaine, légers comme des flocons de neige, en une centaine de pages, subtiles et puissantes.

La revue de presse : Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 14 juin 2012

Originaire de New York, Paula Fox ne rêvait que d'une chose : s'en échapper. La romancière, née en 1923, tardivement découverte en France, grâce au travail de l'éditrice Joëlle Losfeld, avec «le Dieu des cauchemars», avait une vingtaine d'années quand elle réussit à s'embarquer sur un improbable navire qui assurait la ligne transatlantique à destination de Southampton, quittant un Manhattan détesté (elle révisera son jugement plus tard), et ce qu'elle considérait alors comme une «terre de malheur»...
Quel oeil elle a, et quel coeur ! Froid dehors, mais pas aux yeux...

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