"Je suis interdite" de Anouk Markovits chez Lattès (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Je suis interdite
Je suis interdite — Le choix des libraires

Résumé

«Élégant et captivant.»
The New York Times

En Transylvanie où ses parents ont été massacrés sous ses yeux en 1939 par la Garde de Fer roumaine, le petit Josef aide Mila, orpheline comme lui, à trouver la famille Stern, qui accueille la fillette. Les Stern s'installent à Paris après la guerre et élèvent ensemble Mila et Atara, leur aînée. Tandis qu'Atara refuse les contraintes du fondamentalisme juif, Mila vit sa foi avec bonheur. Devenue une jeune femme, Mila rejoint Josef à New York, où leur mariage est arrangé. Ils vont vivre une magnifique histoire d'amour que seule la transgression de Mila viendra ébranler.

Roman vibrant construit autour des rapports conflictuels entre la foi et l'amour, Je suis interdite nous fait pénétrer, à travers quatre générations, un univers qui nous est inconnu.

Après avoir grandi en France, Anouk Markovits a étudié l'architecture à Harvard et la littérature romane à Cornell. Auteur d'un premier roman, Pur Coton (Gallimard, 1989), elle vit aujourd'hui à New York.

Le choix des libraires : choisi le 11/10/2013 par Jennifer Oden de la librairie DEVELAY à VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE, France

Ce roman nous entraîne de la Transylvanie de la Seconde Guerre Mondiale à la ville de Williamsburg aux États-Unis de nos jours en passant par le Paris de mai 68. A travers le destin de deux jeunes filles, Mila et Atara, c'est l'histoire et les coutumes de la communauté Satmar, juive orthodoxe, que nous découvrons.
Élevées dans une foi intransigeante et extrêmement exigeante, Mila et Atara vont chacune choisir leur propre voie. Quand Mila va choisir la Foi et se marier dans la tradition, Atara va découvrir la lecture des livres interdits et choisir la liberté. Elles seront séparées jusqu'à qu'un terrible secret vienne les réunir.

C'est un roman où l'on apprend beaucoup. Même si pour beaucoup d'entre nous cette communauté est totalement inconnue c'est sans trop de difficulté que nous arrivons à saisir ses codes. L'auteur arrive à faire ressortir la dureté de cette vie et ses commandements avec beaucoup de finesse et de justesse. Un très bon roman, passionnant.

La revue de presse : Thomas Stélandre - Libération du 17 octobre 2013

Dans les livres, on fuit souvent les milieux intégristes ; on s'en sort et on raconte. Il est plus rare qu'on y reste, qu'on choisisse de regarder non derrière soi, mais droit devant, «à l'intérieur», dit Anouk Markovits. Née en Israël et élevée en France, elle a quitté sa famille juive ultraorthodoxe à 19 ans pour échapper à un mariage arrangé, direction l'Amérique où elle a étudié l'architecture et vit aujourd'hui...
Je suis interdite est un roman sensible, aussi bien pour l'attention qu'il porte aux émotions que pour la précaution avec laquelle il faut l'aborder. Markovits craint les amalgames, chacun de ses mots est soupesé. Il ne s'agit pas d'une mise en accusation, plutôt d'une immersion, d'un exercice d'empathie où la Torah fait consigne. Cité en italique, l'enseignement divin forme un canevas romanesque sur lequel rites et traditions sont minutieusement brodés. Le novice s'y perdra peut-être, ce n'est pas un problème - un glossaire ferme le roman, nul besoin de s'y référer si l'on accepte de ne pas comprendre tous les mots d'une langue vouée à rester étrangère.

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