"Vertiges" de Lionel Duroy chez Julliard (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Vertiges
Vertiges — Le choix des libraires

Résumé

Un écrivain, Augustin, vient de se séparer de la femme qu'il a passionnément aimée. Cette rupture le précipite dans une immense détresse. Il cherche alors à exprimer l'indicible : tout ce qui se joue de si mystérieux, de si vertigineux, dans le huis clos d'un couple. Tandis qu'il écrit sur son intimité avec Esther, le souvenir lui revient des autres femmes qui ont traversé sa vie. Où se construit l'émotion que l'on éprouve soudain pour un visage ? Pourquoi celui-ci plutôt qu'un autre ? Où se construit l'idée même de l'amour ? Dans l'enfance, bien sûr. Il revient au couple de ses parents, à cette époque si troublante de sa vie, pour tenter d'y déceler l'origine de ses échecs amoureux.

Depuis des années, livre après livre, Lionel Duroy tente de démêler l'imbroglio d'informations, de sensations, d'émotions qui tissent l'histoire d'une vie. Comme il l'avait si bien réussi dans Le Chagrin, et avec ce style parfaitement maîtrisé qui est le sien, il nous entraîne cette fois, dans une veine purement romanesque, à travers les méandres de nos sentiments les plus secrets et s'interroge sur les difficultés de son personnage à réussir sa vie sentimentale. Qu'est-ce qu'aimer ?

Lionel Duroy est l'auteur d'une quinzaine de livres dont Écrire, Méfiez-vous des écrivains, Trois couples en quête d'orages et Priez pour nous, ces deux derniers ayant été adaptés au cinéma. En 2010, le succès du Chagrin lui apporte une reconnaissance à la mesure de son talent. Son dernier roman, L'Hiver des hommes, a reçu le prix Renaudot des lycéens 2012 et le prix Joseph Kessel 2013.

La revue de presse : Raphaëlle Leyris - Le Monde du 19 décembre 2013

Lionel Duroy démonte tous les ressorts, visibles, mais surtout cachés, sur lesquels reposent une histoire d'amour - les émotions qui ramènent à l'enfance, la vision du couple que l'on a héritée ou construite, les craintes et sentiments les moins avouables qui nous habitent... Ce qui se joue et se rejoue, à chaque fois. Un roman de l'intimité impressionnant et troublant.

La revue de presse : Marine Landrot - Télérama du 20 novembre 2013

Jamais ce foreur de mémoire ne prétend détenir de vérité, ce qui éloigne toujours ses livres du règlement de comptes. A la recherche du point de cristallisation, du moment où tout bascule, il découvre que l'existence n'est qu'une succession de ces instants décisifs, et son oeuvre, qu'il qualifie de «répétitive», s'inscrit en beauté dans cette durée chaotique.

La revue de presse : Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 31 octobre 2013

Près de 500 pages dans lesquelles cet hypermnésique se remémore sa rencontre avec Esther, de quinze ans sa cadette, alors que son couple avec Cécile se délitait dans l'hypocrisie et le sang. Grâce à Esther dont il écrit joliment qu'elle «allait dans la vie», il crut au bonheur, fonda une nouvelle famille, acheta dans le Cantal une maison où il voyait la réplique de celle où il était né, en Tunisie, quitta le journal qui l'employait pour devenir le nègre grassement payé de chanteuses célèbres, de filles de dictateurs et de souverains déchus, voyagea, se décrispa et crut réinventer l'amour pendant vingt ans...
«Vertiges» porte bien son titre : c'est un livre vertigineux, abyssal, aux longues phrases glissantes comme les parois d'un gouffre, où son auteur se perd sous nos yeux. Et où seule la littérature de l'effroi est gagnante.

La revue de presse : Valérie Trierweiler - Paris-Match, septembre 2013

C'est cela que réussit si bien Duroy, l'observation, à la loupe, de l'intime. Il décortique chaque élément de vie, en appelle au conscient comme à l'inconscient. Un regard devient une histoire, une parole aussi puissante qu'un dialogue. L'infiniment petit devient source d'universalité. Avec un remarquable sens du récit, à travers ces cinq cents pages, Duroy tente l'impossible réponse à la question  : qu'est-ce qu'aimer  ?...
Duroy n'occulte rien, pas même le prolongement de son mal-être dans l'écriture  : « Je ne veux pas lui dire combien je suis fatigué de moi, de mes livres qui tournent toujours autour du même désastre. » Pas le lecteur, qui lui en redemande.

La revue de presse : Hubert Artus - Lire, septembre 2013

Vertiges, par Lionel Duroy : le romancier repousse le curseur autobiographique de son oeuvre littéraire. Un ouvrage à la hauteur de son titre...
Faisant oeuvre de plus belle littérature, Duroy a mis plus de filtres pour faire tomber ses propres masques, et tissé comme jamais passé, présent, intime, social, pour marier l'écriture et la vie.

La revue de presse : Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 25 août 2013

Écrivain de l'intime et de l'émotion, Lionel Duroy puise toujours dans le même matériau mais n'écrit jamais tout à fait le même livre...
Aussi puissant et bouleversant que Le Chagrin, Vertiges montre un homme qui a besoin d'être à deux pour avancer. Un homme rattrapé par un chaos qu'il cherche à vaincre avec les mots. Encordé à lui vaille que vaille, le lecteur vibre à chaque page d'un volume incarné dont l'on ressort passablement ébranlé.

La revue de presse : Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 21 août 2013

Lionel Duroy bâtit une oeuvre de longue haleine, en forme de poupée gigogne. De très habiles flash-back, courts et insistants, rythment le récit en spirale de cet obsessionnel, rongé par la mélancolie, perpétuellement rattrapé par ce qu'il s'échine à vouloir fuir...
Pris dans les rets de l'hérédité, voulant démêler la pelote de son existence embrouillée, Lionel Duroy dévide un fil tendu à l'extrême, jusqu'au déséquilibre. Saisi dès les premières lignes, le lecteur, fasciné, ne lâche plus le roman autobiographique de ce funambule qui avance en tremblant au-dessus du précipice.

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