"Ne deviens jamais vieux !" de Daniel Friedman chez Sonatine éditions (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Ne deviens jamais vieux !
Ne deviens jamais vieux ! — Le choix des libraires

Résumé

Vous n'oublierez jamais Buck Schatz !

Memphis. Buck Schatz tombe des nues lorsqu'il apprend que son pire ennemi, Heinrich Ziegler, qu'il croyait mort, est peut-être toujours en vie. Quelques années plus tôt, il aurait certainement tout fait pour le retrouver. Mais si Buck est une légende de la police - il a servi de modèle à Clint Eastwood pour L'Inspecteur Harry -, il a aujourd'hui 87 ans et profite d'une retraite qui lui permet de se consacrer à plein temps à ses deux plaisirs préférés : assassiner son entourage de ses traits d'humour cinglants et fumer ses cigarettes en paix.
Il y a toutefois des réflexes qui ne meurent jamais, et, lorsque Buck décide malgré tout de ressortir son.357 Magnum pour aller fouiller cette étrange histoire, il est loin d'imaginer les dangers qui l'attendent. Et s'il n'a plus vraiment le physique de l'emploi, il a maintenant un style propre à désarmer le plus acharné des adversaires.

Avec cette irrésistible aventure d'un vieillard pas mécontent de s'offrir une dernière virée avant la nuit, Daniel Friedman nous donne non seulement un premier livre captivant, mais surtout l'un des personnages les plus attachants que le roman noir nous ait donnés depuis longtemps. Dans la lignée de Donald Westlake et d'Elmore Leonard, il démontre ici avec brio à ceux qui en doutaient encore que, hormis l'hypertension et le cholestérol, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

«Quand j'aurai 87 ans, je veux être Buck Schatz !»
Nelson DeMille

Daniel Friedman est né à Memphis en 1980. Il vit à New York.
Avec ce premier roman, il nous offre non seulement un polar captivant mais surtout l'un des personnages les plus attachants que le roman noir nous ait donné depuis bien longtemps.

La revue de presse : Eric Chevillard - Le Monde du 11 juillet 2013

Certes, l'ironie sous-jacente est une tradition du roman noir mais, dans celui du jeune écrivain new-yorkais Daniel Friedman, Ne deviens jamais vieux !, elle constitue le trait et l'attrait essentiels. Les meurtres, pourtant nombreux et atroces, ne sont pas aussi saignants que les commentaires et les reparties de son héros, Buck Schatz, 87 ans, puis 88, retraité de la police de Memphis depuis trente ans, appelé soudain à reprendre du service pour son compte. C'est un vieillard mécontent de l'être, d'autant plus résolu à profiter au maximum des rares privilèges du grand âge : provoquer autrui avec l'insolence d'un gamin sans risquer une baffe en retour, fumer dans les lieux publics et balancer à ses interlocuteurs leurs quatre vérités augmentées d'une cinquième de son invention, quitte à prétexter, s'il est convaincu de mensonge, le " léger problème cognitif " dont il souffre prétendument...
Toute l'histoire est racontée de son point de vue, long monologue sarcastique, balançant entre l'autodérision et une misanthropie aussi réjouissante qu'inefficace : " Les gens semblaient m'aimer malgré tous mes efforts pour qu'ils dégagent et me fichent la paix. " Daniel Friedman invente là un caractère qui dépasse le pittoresque puisque son héros semble considérer le genre romanesque dans lequel il figure avec le détachement et l'expérience un peu lasse qui sont ceux d'un vieil homme face à la vie.

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