"Le tueur se meurt" de James Sallis chez Rivages (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

— 

Le tueur se meurt
Le tueur se meurt — Le choix des libraires

Résumé

À Phoenix, Arizona, Chrétien, un tueur à gages en fin de vie, cherche celui qui a tiré sur l'homme qu'il était chargé d'abattre. Aidé de son coéquipier Graves, le policier Sayles enquête sur le meurtre avorté, mais l'affaire semble peu à peu lui échapper. Pendant ce temps, Jimmie, jeune garçon d'une dizaine d'années, vit seul dans la maison où ses parents l'ont abandonné et tente de survivre grâce au commerce sur Internet.
Ces trois personnages que tout sépare vont se trouver réunis par les circonstances, la communication sur la Toile et... leurs rêves qui se mêlent à la réalité de leur quotidien de manière troublante.

JAMES SALLIS est l'un des auteurs les plus inclassables du roman noir. Passionné par la musique du Sud américain, la science-fiction et la littérature française - il a traduit Raymond Queneau -, il s'est fait connaître d'un large public avec Drive, adapté par Nicolas Winding Refn. Il vit à Phoenix dans l'Arizona.

«Sallis explore magnifiquement les motivations et les pensées de ses personnages.»
Publishers Weekly

La revue de presse : Christine Ferniot - Télérama du 26 juin 2013

Comme Drive (éd. Rivages, 2006), Le tueur se meurt se déroule à Phoenix, ville étouffante entourée de désert - une belle scène de théâtre pour trois personnages en apesanteur. Peu à peu, le monde se dissout, les rêves des uns deviennent la réalité des autres, et le lecteur est hypnotisé par ce roman magistral, d'une mélancolie poignante.

La revue de presse : Baptiste Liger - L'Express, juin 2013

A l'opposé des thrillers cherchant l'efficacité à tout prix, Sallis signe ici un roman labyrinthique, à l'atmosphère étouffante et à l'écriture saisissante, où les souvenirs et les songes se mêlent mystérieusement à la réalité. Un bijou de noirceur...

La revue de presse : Bruno Corty - Le Figaro du 13 juin 2013

DepuisLe Faucheux, paru dans «La Noire», de Patrick Raynal (Gallimard, 1992), on aime James Sallis. On aime ce natif de Helena, Arkansas, installé en Arizona, pour avoir créé le personnage du privé Lew Griffin à La Nouvelle Orléans. On l'aime pour sa biographie de Chester ­Himes (Rivages, 2002). On l'aime pour la sombre trilogie John ­Turner, parue à la «Série noire» entre 2006 et 2010. On l'aime pour Drive (Rivages, 2006), qui a donné le film que l'on sait. Et aujourd'hui on l'aime pour Le tueur se meurt, autre roman crépusculaire dans lequel deux hommes et un gamin mènent une existence au ralenti, une vie sans relief, rongée par la tristesse et le doute...
Passé et présent s'entrechoquent. Les trois personnages ont largué les amarres. Plus d'attaches ou presque avec le monde réel. Même les coups de feu sont lointains. Étouffés. James Sallis maîtrise ce maelström avec maestria. Son roman noir est un pur joyau. À savourer lentement, lentement, jusqu'à l'extinction des feux.

La revue de presse : Marie Rogatien - Le Figaro du 30 mai 2013

James Sallis (auteur notamment de Drive et d'une formidable biographie de Chester Himes, et par ailleurs spécialiste de l'oeuvre de Raymond Queneau aux Etats-Unis) signe une bouleversante réflexion sur le désespoir et la mort dans un milieu urbain hostile, dans un environnement inhumain baigné par la lumière blanche de violents néons et assourdi par le sourd vrombissement de milliers de climatiseurs. Un livre intense et dérangeant.

La revue de presse : Macha Séry - Le Monde du 30 mai 2013

Ce pourrait être un mélodrame. Mais non. Malgré les épreuves qu'ils traversent, aucun personnage ne formule de reproche. Personne ne hausse le ton, ne s'énerve ou s'épanche. Le désastre menace et le silence règne, juste peuplé de bruits sourds : grésillements des téléviseurs, intrusions d'insectes, piaillements d'oiseaux. Somptueux et grave, Le tueur se meurt procure une sensation rarement éprouvée, celle d'évoluer en apesanteur dans une pièce crépusculaire qu'éclairent quelques bouffées d'humanité.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires