"Le linguiste était presque parfait" de David Carkeet chez Monsieur Toussaint Louverture (Toulouse, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

— 

Le linguiste était presque parfait
Le linguiste était presque parfait — Le choix des libraires

Résumé

On traite le séduisant linguiste Jeremy Cook de trou-du-cul devant l'une de ses charmantes assistantes, et tout fout le camp ! D'autant que l'un de ses collègues de l'institut d'étude du langage des nourrissons, un individu discret et obsédé par l'étrange notion de «contre-amitié», vient d'être assassiné. Du jour au lendemain, Jeremy va devoir élucider un meurtre, rédiger une conférence dont l'intitulé change tous les matins, faire le joli coeur et, plus important encore, découvrir - grâce à la linguistique et à quelques coups tordus - d'où sortent ces foutues rumeurs sur lui. Qui a dit que la vie d'un linguiste était un long fleuve tranquille ?

David Carkeet crée un monde d'extravagances et d'antipathies, où se croisent un flic érudit dont la suffisance intellectuelle n'a d'égale que son aversion pour le crime, un directeur despotique dont les règles frisent la démence, et des chercheurs à l'esprit alambiqué. Dans la lignée de David Lodge, Joseph Connolly et Donald Westlake, Le linguiste était presque parfait nous entraîne au pays bizarre de la double négation et de l'énoncé performatif, où l'humour le dispute à la tragédie.

La revue de presse : Raphaëlle Leyris - Le Monde du 27 juin 2013

C'est en partie à un indice que le journaliste littéraire reconnaît l'arrivée de l'été : quand tous ceux qu'il rencontre le somment de leur conseiller "un bon bouquin pour les vacances", comme si cette denrée existait tous goûts confondus. S'il peut recommander ses coups de coeur de l'année, il est rarement en mesure d'affirmer que tel texte qu'il chérit pourrait être le compagnon estival de presque tout le monde. Pourtant, voici un roman capable de prétendre au titre. Qui devrait ravir les amateurs de polars et les fondus de théorie, les fans de loufoquerie et les amoureux de réflexions sur le langage. Qui arrache de bruyants éclats de rire, mais ne transige pas sur l'intelligence des situations qu'il expose et des dialogues qui le composent. Ce roman, Le linguiste était presque parfait, David Carkeet l'a publié en 1980 aux Etats-Unis, où il a acquis le statut de livre totem pour de nombreux lecteurs. Arrivant trente-trois ans plus tard en France, grâce aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, il mérite d'y gagner la même réputation.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires