"Les joueurs" de Stewart O'Nan chez Ed. de l'Olivier (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Les joueurs
Les joueurs — Le choix des libraires

Résumé

Depuis que Marion a découvert qu'Art la trompait, leur mariage bat de l'aile. Sans compter le vide qu'ont laissé les enfants devenus grands, les dettes qui s'accumulent, la maison qu'il faudra bien se résoudre à vendre...
Art décide de jouer son va-tout. Il réserve une suite à l'hôtel-casino où ils avaient passé leur lune de miel, près des chutes du Niagara. Dans ce lieu chargé de souvenirs, Marion et Art sont confrontés à une intimité devenue gênante, aux mauvaises habitudes qui subsistent, même s'ils ont changé de décor. Parfois, un instant fugace recrée la complicité perdue. La minute d'après, l'autre semble loin et tout est à recommencer.
Mais la nuit, lorsque les lampes s'allument au-dessus du tapis vert, tout semble possible à nouveau.
«Faites vos jeux. - Rien ne va plus...»

Stewart O'Nan continue d'explorer l'Amérique dans ce texte court et intense, proche des nouvelles de Raymond Carver. Marion et Art sont à l'image d'une nation au bord de la banqueroute, mais aussi de l'immense espoir d'un pays qui a toujours placé la volonté individuelle et la réussite au coeur de ses mythologies.

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Il a publié aux Éditions de l'Olivier notamment Speed Queen (1998), Nos plus beaux souvenirs (2005) et Emily (2012).

La revue de presse : Josyane Savigneau - Le Monde du 20 juin 2013

Ce treizième roman de Stewart O'Nan (né en 1967) confirme ce que l'on sait de lui et qui était spectaculaire dans Emily (L'Olivier, 2012) : sa manière d'observer avec minutie la réalité, de raconter de son écriture sèche des destinées banales qui, soudain, ont un air d'étrangeté. Et sans jamais faire de psychologie inutile...
Comme pour l'histoire d'Emily Maxwell, cette dame de 80 ans à l'horizon de plus en plus rétréci, on se demande ce que Stewart O'Nan va pouvoir faire de ces personnages. Et comme avec Emily, qui tenait le lecteur en haleine pendant 300 pages, il réussit, avec ces Joueurs - plus bref, seulement 200 pages - à susciter un intérêt qui se double d'un certain malaise, le lecteur se demandant s'il n'est pas menacé de ressembler à ces quinquagénaires fatigués prématurément...
Finalement, qu'ils gagnent ou perdent, ce qu'on saura à la toute fin du récit, ce week-end est réussi, et signe d'un nouveau départ. Toutefois, il ne s'agit pas pour O'Nan de finir par un banal happy end, mais plutôt de faire de son histoire une parabole de l'Amérique, le pays où l'on ne doit jamais perdre espoir.

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