"Dorian Gray : Le portrait interdit" de Nicole Audrey Spector chez Ma éditions (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Dorian Gray : Le portrait interdit
Dorian Gray : Le portrait interdit — Le choix des libraires

Résumé

«Chaque nuit, elle se réveillait en nage, fébrile, incapable de réfréner l'ondulation lascive de ses hanches, le drap roulé en boule et serré entre ses cuisses. Tout cela semblait si réel. Comme s'il s'était vraiment trouvé là.»

Dès sa parution, Le Portrait de Dorian Gray, accusé de prôner l'hédonisme et de saper les fondements de la morale, connut un énorme succès. En 1890, le Daily Chronicle écrivait que le roman d'Oscar Wilde risquait de «contaminer les jeunes esprits qui le liraient». Eh bien, critiques victoriens, accrochez vos ceintures et préparez-vous à affronter Dorian Gray - Le Portrait interdit de Nicole Audrey Spector : encore plus torride, obscène, excitant, brulant et moralement corrompu que l'histoire originale d'Oscar Wilde !

NOTE DE L'EDITEUR : Redécouvrez ce célèbre roman qui retrace la déchéance morale d'un jeune et beau Londonien séduit par l'art et la beauté, ainsi que sa poursuite effrénée et cruelle du plaisir. Rencontrez l'artiste Rosemary Hall, suivez-la dans sa chute inexorable due à son désir charnel pour l'inoubliable Dorian Gray - un conte à la fois familier et nouveau grâce à l'introduction d'un érotisme savamment dosé dans l'un des romans les plus appréciés au monde. Mélange de débauche victorienne à l'ancienne et d'érotisme décomplexé du XXIe siècle, ce classique habilement imprégné de sexe vous donnera envie d'en lire d'autres !

LES AUTEURS : Nicole Audrey Spector vit à Brooklyn. L'écrivain irlandais Oscar Wilde (1854-1900), dramaturge à succès et poète, a choqué nombre de ses contemporains avec son unique roman, Le Portrait de Dorian Gray (1890).

Courrier des auteurs le 16/06/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis Nicole Audrey Spector, auteur installée à Brooklyn !

2) Quel est le thème central de ce livre, et comment l'idée de ce livre vous est-elle venue ?
L'idée était de prendre Le Portrait de Dorian Gray, l'oeuvre superbe, pleine d'esprit et inimitable d'Oscar Wilde, et de lui associer une sensualité intelligente, une dose de mon propre humour et un peu d'imagination. J'ai essayé de résoudre certains des problèmes que j'ai rencontrés, comme d'autres lecteurs, en lisant la trilogie des Cinquante nuances de gris, (en grande partie parce que le style n'est pas génial, mais aussi parce que le message est plutôt tordu et souvent insultant pour les féministes). J'ai parodié quelques-uns des fantasmes les plus ridicules dans l'oeuvre d'E.L. James et j'ai également modifié les personnages d'Oscar Wilde afin qu'ils s'adressent à un public à la recherche d'une dynamique hétérosexuelle. À mes yeux, il était important que Dorian Gray, le «Christian Grey» de mon livre, soit entouré de femmes à la fois fortes et soumises, audacieuses et naïves.

Plus important encore, il ne s'agit pas d'un simple «copier/coller» d'autres oeuvres. Il s'agit de personnages originaux inspirés du Portrait de Dorian Gray et remaniés pour les mettre à la fois en parallèle et en opposition avec ceux de l'univers d'E.L. James.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
J'aime beaucoup le personnage d'Helen, basé sur celui de lord Henry Wotton dans l'oeuvre de Wilde. Personne à l'esprit vif, elle se bat contre le rôle de la «femme» dans l'Angleterre victorienne. Elle aurait préféré être un danger pour la société plutôt que d'être remisée au «placard domestique» comme la plupart des femmes de son époque.
Mais elle vit une tragédie, car elle se sent très seule et finalement insatisfaite. Ce fut pour moi un plaisir d'étudier son amitié avec Dorian Gray, qu'elle prend sous son aile, le transformant en l'homme qu'elle aimerait être, même si c'est exagéré. Alors qu'ils sont dans les coulisses d'un théâtre, à la recherche de femmes à séduire et à débaucher, Dorian l'observe et constate :

«Les objets de ses désirs vivaient dans des parloirs enfumés et dans les clubs réservés aux hommes ; ils ne portaient pas de vêtements d'un grand couturier, ni du cachemire, ni des perles. Ces objets, en fait, n'étaient pas du tout des objets ; ils représentaient la liberté et n'étaient pas faits pour être touchés par les femmes.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un mélange de Billie Holiday et de Jesus & Mary Chain.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Je veux qu'ils rient et qu'ils aient envie de s'aimer - que ce soient des amours traditionnelles ou libertines.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
J'aime écrire le matin, juste au sortir des rêves, mais depuis que j'ai un emploi à temps plein et que je dois me lever très tôt pour me rendre au travail, j'écris la nuit. J'ai besoin d'un bureau calme et propre - ou tout du moins dégagé. Si le calme ne règne pas, je mets de la musique instrumentale, car les paroles des chansons m'empêchent de me concentrer.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Grâce à mes rêves, à des films, aux gens que j'observe, à des souvenirs, à la littérature... J'aime beaucoup les journaux intimes d'auteurs, comme celui de Franz Kafka. Il y a tellement d'inspiration là-dedans. Tant d'images qui reflètent bien leur époque et leur solitude.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
J'ai toujours aimé les histoires et les romans, mais j'ai vraiment éprouvé l'envie d'écrire quand vers l'âge de dix ans j'ai commencé à lire des histoires d'épouvante. C'est le genre de livres qui m'a poussée à écrire.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Sans doute toutes les scènes de sexe dans les livres de Stephen King. J'adorais ça, mais en même temps ça m'effrayait.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Personnellement, les écrivains que j'admire me communiquent la joie de vivre. C'est aussi simple que ça. Lire est une raison pour me lever le matin et le seul moyen pour m'endormir le soir.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
J'aime beaucoup les librairies, car je m'y sens toujours en sécurité. Je leur dois en grande partie mon engagement dans l'écriture. Près de chez moi, il y avait la librairie Borders où j'aurais voulu vivre. Malheureusement, cette grande chaîne de librairies américaine a récemment fermé. Ces sortes de librairies, auxquelles j'étais habituée, me manquent.

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