"A fleurs de peau" de Carole Menahem-Lilin chez Chèvre-feuille étoilée (Montpellier, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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A fleurs de peau
A fleurs de peau — Le choix des libraires

Résumé

Enfant d'un couple à fleur de peau, Enzo Titre collectionne les problèmes dermatologiques.
Il n'en demeure pas moins poétiquement bondissant et «so marvellous», décide Opale Monika Louisiane Charleston. Fille de tatoueur, l'adolescente sait mieux qu'une autre lire ces «mots de peau»...
Pourtant elle-même refuse de se laisser apprivoiser par la «fitchue» langue française qui aurait été celle de sa mère indigne, qu'elle a surnommée la sirène.
Il arrive que le passé familial vous agrippe quand vous ne l'attendez pas.

Est-on pour autant obligé de devenir ce qu'il vous tatoue sur le front ?

Un premier roman détonnant !

Carole Menahem Lilin écrit des nouvelles dans Etoiles d'encre et encadre des ateliers d'écriture à Montpellier.

Courrier des auteurs le 03/06/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je pencherais pour un chat, réincarnée en fondue des mots. Après avoir roulé ma bosse studieuse et laborieuse dans différents domaines, j'ai découvert une activité qui ne m'a jamais encore donné envie de la quitter : animer des ateliers d'écriture - et écrire moi-même, of course. Être dans les sens, et le sens.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Certains savent bondir et rebondir, ailleurs et autrement, quitte à adopter des solutions paradoxales. Comme le dit Opale à Enzo, "T'as pas de pot avec 'ton' peau, moi j'ai trop de langues dans ma langue." Pourtant Enzo, cet adolescent eczématique devenu gymnaste, et Opale en tordant les mots d'une langue et d'une histoire qu'elle refuse de subir, relancent la donne.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Il adorait sentir, dans sa tête renversée soutenue par ses avant-bras, le sang pulser et voir le monde se napper de nacre rouge. (...) Lui, dès qu'il était question de s'élancer plus haut que lui-même, était à l'aise. Le problème, c'était quand il s'agissait de rester au sol; quand il ne fallait pas se hausser, se dépasser, mais 'simplement' assumer la pesanteur de son corps récalcitrant...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Du jazz, free de préférence... mais aussi la voix de Jane Birkin chantant Gainsbourg, celle de Camille transformant les mots en perles sensuelles, ou encore Edward Sharpe and The magnetic Z...

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
On arrive tous dans quelque chose de déjà inscrit, filet de mots, de maux, de peaux... Mais le sens qu'on donne à ce palimpseste est toujours nouveau, personnel. Alors, aller le plus tôt possible vers ce qui fait sens pour soi. Et, si possible, trouver des compagnons pour vous y accompagner. Créativité et amitié.

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