"Deux petites filles" de Cristina Fallarás chez Métailié (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Deux petites filles
Deux petites filles — Le choix des libraires

Résumé

Deux petites filles de trois et quatre ans sont enlevées en plein jour ; l'une d'elles est retrouvée morte, atrocement mutilée, l'autre est portée disparue. Enceinte jusqu'aux dents, Victoria Gonzalez, journaliste et détective, reçoit un chèque anonyme avec l'ordre de retrouver au plus vite la deuxième petite fille.
Flanquée d'un adjoint accro à la bière brune, Victoria plonge alors au coeur de l'enfer. Elle écume les bas-fonds de Barcelone, du Raval peuplé de prostituées, d'alcooliques et de tous les immigrés échoués là en attendant l'avenir, jusqu'aux Viviendas Nuevas, cité semi-périphérique sinistrée, ghetto de pauvres où tout s'achète et se vend à ciel ouvert, y compris les pires perversions. Entre les toxicos qui divaguent, les dodos passifs, les tueurs à gages sentimentaux, les mères folles, toute la ville semble avoir un penchant pour l'horreur et personne ne sera sauvé. Victoria elle-même a bien du mal à échapper à ses vieux démons, à son passé de petite frappe bourrée d'addictions. Seul moyen de se calmer les nerfs : la haine systématique contre d'innocents petits animaux domestiques.
Féroce et sans concession, Cristina Fallarás nous entraîne bien loin du Barrio Gótico et de la Sagrada Família, on est à l'envers de la ville. Une écriture coup de poing qui n'épargne personne.

Ce livre a reçu le prix Dashiell Hammett 2012.

Cristina Fallarás est née à Saragosse en 1968. Journaliste et écrivain, elle a été rédactrice en chef, chroniqueuse ou scénariste pour divers organes de presse nationaux, comme El Mundo, Cadena Ser, Radio Nacional de España ou El Periódico de Catalunya.

La revue de presse : Christine Ferniot - Télérama du 26 juin 2013

Flanquée d'un adjoint rongé par la bière, Victoria avance crânement. Romancière insolente et talentueuse, Cristina Fallarás chemine dans la ville comme à tâtons, et c'est fasciné par une écriture bouleversante de réalisme et d'indignation que le lecteur l'accompagne.

La revue de presse : Marie-José Sirach - L'Humanité du 11 avril 2013

Âmes sensibles, passez votre chemin. Dans cette Barcelone où l'on croise junkies et autres opiomanes, pas de place pour les bons sentiments...
Cristina Fallaras orchestre cette danse macabre avec un talent et un culot qui frisent l'insolence. Victoria a peut-être un temps d'avance sur le lecteur mais comme elle, on avance à tâtons, on tente de reconstruire le puzzle, on cherche la pièce manquante sans savoir si elle sera la pièce maîtresse...
Ses personnages, les mises en situation, la construction narrative complexe, qui ne joue pas les rebondissements à tout bout de champ, nous tiennent en haleine jusqu'au bout, sans pour autant faire de nous des voyeurs. Sa provocation et son humour noir provoquent des sursauts d'indignation. C'est plutôt salutaire.

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