"La lumière difficile" de Tomás González chez Seuil (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La lumière difficile
La lumière difficile — Le choix des libraires

Résumé

David, un peintre devenu presque aveugle, retiré dans un petit village de Colombie, se souvient de ses années passées à New York et à Miami, lorsqu'il s'efforçait de capter sur la toile l'infinie beauté de la lumière, de son amour pour sa femme et du jour où son fils Jacob a décidé de renoncer à la vie pour mettre fin aux souffrances d'une paraplégie irréversible. Avec son frère Pablo, Jacob s'était rendu dans l'Oregon, seul état où l'euthanasie est légale, tandis que la famille, respectant sa décision, était restée à New York dans l'attente du coup de téléphone qui lui annoncerait que Jacob n'est plus.
Ce livre bouleversant et magnifique, tout en délicatesse et en concision, d'une écriture claire, poétique et juste, est paradoxalement un hymne à la vie, à la solidarité et au respect de l'autre, qui permettent à la famille de Jacob de s'élever au dessus de la toute puissance de la mort.

Tomás González est né à Medellin, Colombie, en 1950. Après des études de philosophie à l'université de Bogota, il a travaillé comme barman dans une discothèque avant de s'installer à Miami puis à New York où il a écrit la plus grande partie de son oeuvre. Auteur de dix romans il est une des grandes voix de la littérature latino-américaine contemporaine. Il vit aujourd'hui à Cachipay, à deux heures de route de Bogota.

La revue de presse : Nils C. Ahl - Le Monde du 27 juin 2013

Tomás González, dont c'est le troisième roman traduit en français, possède la même exigence que son personnage. Le même besoin de peindre les lumières difficiles, la vie douloureuse. Et au moins autant de talent qu'il lui en prête.

La revue de presse : Philippe Lançon - Libération du 28 mars 2013

«S'il s'avère facile d'accepter la douleur quand elle n'est pas sienne, celle de mon fils était plus que mienne.» Cette douleur traverse les apparences, la conscience et les années du narrateur, comme une lumière diffuse et violente, quotidienne, éclairant le visible et le reste. David est un peintre colombien. Comme Degas, il perd la vue et s'est mis à écrire avec une loupe. Sa mémoire fleurit dans la cécité. Comme Tomás González, il a vécu à Miami, qu'il n'aime pas, et à New York, qu'il préfère...
Comme dans ses autres romans, Tomás González ne décrit pas seulement les lieux avec une familiarité que précise l'expérience de la douleur et de la mort - deux frères tués, une femme atteinte de sclérose en plaques. Il en fait le berceau transparent de toutes les émotions : la maison est la langue où vivent et meurent ses personnages, dans une paix à la tristesse entière, mais enluminée par les plaisirs de la vie.

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