"Elle rit dans la nuit : Alzheimer au quotidien" de Geneviève de Cazaux chez Anne Carrière (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Elle rit dans la nuit : Alzheimer au quotidien
Elle rit dans la nuit : Alzheimer au quotidien — Le choix des libraires

Résumé

Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer se rendent-elles compte de leur état ? Comprennent-elles que leur raison chavire et que leur mémoire flanche ? La mère de l'auteur, sur ses petits carnets à spirale, prend des notes. Son humour est corrosif, puis l'angoisse perce. Qui suis-je ? Quel jour est-on ? Quelle heure ? Un témoignage rare sur de la perte des capacités -non pas un journal, mais un quotidien qui frôle l'incohérence.
Autour de ces notes qu'elle retrouve à l'occasion d'un rangement, Geneviève de Cazaux raconte sur une période de trente ans les prémisses de la maladie, son irruption, et les bouleversements qu'elle provoque dans une famille. La protection des majeurs, la fuite de la maison de retraite et le maintien à domicile, des sujets d'actualité qu'elle traite avec sa verve journalistique, sans s'apitoyer. Sa mère et elle arrivent à échanger, et encore à rire ensemble de tout et de rien, surtout de la maladie. Ce récit est aussi une enquête journalistique, où les interviews apportent un éclairage sur Alzheimer et la dépendance des personnes âgées.

Geneviève de Cazaux est grand reporter et journaliste politique. Après trente-quatre ans de carrière à TF1, elle a quitté la chaîne pour se consacrer à sa mère.

Courrier des auteurs le 08/04/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Grand reporter, journaliste politique, pendant 34 ans à TF1, j'ai arpenté le terrain en France et à l'étranger. Voyages officiels, campagnes électorales, reportages sur de multiples sujets. Toujours entre deux avions, civils ou militaires, un jour, j'ai décidé de poser mon sac de voyage pour m'occuper de ma mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer et lui permettre de rester chez elle.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les personnes atteintes de cette maladie se rendent-elles compte de leur état ? Comprennent-elle que leur raison chavire et que leur mémoire flanche ? Ma mère prend des notes sur des petits carnets à spirale, et raconte ses angoisses. Quel jour est-on ? Quelle heure ?
Sur une période de 30 ans, je raconte les prémices de la maladie, son irruption, les situations ubuesques auxquelles sont confrontées les familles, et surtout les rééducations quotidiennes, la lutte contre la grabatisation. Ma mère et moi rions de tout.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La dernière. «Pour moi, ce n'est pas un enfant. C'est un adulte qui, après une vie bien remplie, ne sait plus qu'aimer.
Lorsque je couche ma mère, moment inestimable, je l'embrasse, elle m'embrasse, et je l'entends me dire d'une voix toute douce, et cependant bien articulée, en faisant siffler le «s» : Merci.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Pour se donner le moral, ma mère entonne une chanson de sa jeunesse : «Tout va très bien, Madame la Marquise...». Cela la met en joie.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Dans ce livre, j'ai souhaité parler d'une histoire d'amour entre ma mère et moi, et cela vaut bien toutes les difficultés rencontrées lors du maintien à domicile d'une personne dépendante. Je ne donne pas de leçons, mais raconte nos fous rires, même dans des situations désespérées. Je souhaite que ce témoignage aide les familles des malades.

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