"Six photos noircies" de Jonathan Wable chez Attila (Le Rayol-Canadel, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Six photos noircies
Six photos noircies — Le choix des libraires

Résumé

Au XIXe siècle, une cohorte de monstres humains pistés par deux scientifiques. Le premier recueil fantastique de Jonathan Wable, jeune auteur ultradoué.

«Imaginez que Jorge Luis Borges vous prenne par la main et qu'il vous emmène voir les tableaux de Jérôme Bosch de l'intérieur. Voilà ce que j'ai ressenti en lisant Six photos noircies de Jonathan Wable.

(...)

Six photos noircies est un roman-nouvelles, une succession de tableaux construits autour des deux personnages de Valente Pacciatore et Tirenzio Perrochiosa, respectivement un biologiste et un médecin, ayant consacré leurs vies à l'étude des zones les plus obscures de la nature humaine et animale, dans les endroits les plus reculés de notre planète, au cours - on le devine - de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Pour laisser une trace, Valente Pacciatore prend toujours six photos de ses découvertes, uniquement six. Sens caché ou contrainte d‘écriture ? De nombreuses questions restent en suspens, laissant le lecteur dans une brume de mystères.

On ne sait pas grand chose de la vie de Jonathan Wable, et on aimerait en savoir plus à la lecture de ce livre fantastique, littéralement et littérairement parlant, voyage poétique par étape dans un monde peuplé de sombres créatures, qui semble tout juste précéder l'heure du Jugement dernier.»

(Première lectrice du livre, Marianne Loing)

La revue de presse : Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 9 mai 2013

Recueil horrifique d'une rare élégance, ce voyage au coeur de l'étrange et de l'abjection est d'une culpabilisante saveur. Un éloge de la suggestion et de l'imaginaire le plus radical qui rappelle les plus belles pages de la littérature de genre du XIXe siècle.

La revue de presse : Frédérique Roussel - Libération du 25 avril 2013

Six photos noircies se présente comme un étrange livre. Ni roman, ni recueil de nouvelles, mais un hybride des deux. Vingt textes courts, apparemment indépendants les uns des autres, mais reliés par deux personnages, Valente Pacciatore, un biologiste, et son disciple Tirenzio Perochiosa, plutôt versé dans la médecine. L'autre lien tient dans la matière traitée : la monstruosité précisément. Les deux hommes sont des enquêteurs qui chassent ce qu'on peut considérer comme des anomalies de la nature, et parfois des phénomènes surnaturels...
Le lecteur baigne immédiatement dans une atmosphère fantastique qui sature le XIXe siècle. Il n'y a pourtant aucun repère de date dans ce livre, si ce n'est la disparition de Tirenzio, dont les traces se perdent dans l'entre-deux-guerres. On songe à des ambiances familières, Lovecraft, Edgar Poe, Villiers de l'Isle-Adam.

La revue de presse : Emily Barnett - Les Inrocks, mars 2013

Son éditeur nous a alertés : en dix ans d'épluchage de manuscrits reçus par la poste, jamais rien lu de plus beau. Un effet d'annonce qui aiguise la curiosité. En ouvrant ces Six photos noircies, premier livre d'un garçon de vingt-sept ans sans emploi, on est tenté de contester un diagnostic émis ici même dans nos pages, à savoir l'inaptitude des Frenchies à rivaliser avec l'art américain de la nouvelle. Ce recueil de vingt histoires fournit la preuve du contraire...
Jonathan Wable réussit là où d'autres ont failli : la densité des mondes pris dans la minceur d'une intrigue, le pari du baroque contre le thème de la banalité (sorte de maladie de la nouvelle). Est-ce grâce à son patronyme anglosaxon, sésame permettant de maîtriser la technique du genre ? La forme hybride du livre, estampillé «roman-nouvelles» ? Une chose est sûre, il y a derrière un écrivain.

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