"Voyages et fleurs" de Mercè Rodoreda chez Fédérop (Gardonne, France),Librairie La Brèche (Vichy)

en partenariat avec 20minutes.fr

— 

Voyages et fleurs
Voyages et fleurs — Le choix des libraires

Résumé

«Si l'on me demandait quel est, de mes livres, celui que je voudrais sauver d'un incendie, je choisirais celui-ci.»
Mercè Rodoreda

Voici donc les Villages d'un pays de Cocagne à l'envers, à tous égards villages envoûtés, d'inspiration fantastique. Et voici les Fleurs, où Mercè Rodoreda se fait la botaniste d'une flore de fantaisie noire. Ces contes sont des «résumés absolus de l'oeuvre tout entière», comme le dit Bernard Lesfargues dans sa postface.
Mercè Rodoreda déploie un humour grinçant qui ne cache rien de moral ou de satirique, mais manifeste, devant les désastres de son temps et, peut-être, du genre humain, un désarroi abandonné au sentiment de l'absurde.
Son imaginaire semble osciller, pour la cruauté, entre celui de Swift, d'Ambrose Bierce et d'Edgar Poe et, pour le macabre, celui de Goya et du graveur mexicain Posada. Il est servi, et ses désillusions rachetées, par un sens personnel des mots qui explique le pouvoir émerveillant de ces contes de sorcière plutôt que de fée.

Née à Barcelone en 1908, Mercè Rodoreda souvent nommée «la grande dame de la littérature catalane» est l'un des auteurs catalans les plus connus à l'étranger. Mariée a l'âge de vingt ans, elle se réfugia dans ta littérature pour oublier l'échec de son union. Pendant la guerre civile espagnole, elle collabora avec le Commissariat de la Generalitat et dut s'exiler en 1939, notamment à Genève. Elle y demeura jusqu'en 1972 avant de rentrer en Catalogne. Elle s'installe à Romanyà de la Selva, où elle se fait construire une belle maison et y cultive des fleurs. C'est là qu'elle écrit Viatges i Flors, son dernier ouvrage publié, alors que ses jours sont comptés. Elle meurt en 1983.

La revue de presse : Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 21 mars 2013

Pour oublier les fillettes captives d'une forêt enchantée, les mères abandonnées, les hommes acculés à la pendaison, les rivières asséchées, et toutes ces terreurs qui hantent un territoire aux promesses dévoyées, la poétesse offre un bouquet d'une quarantaine de fleurs, précieuses, subtiles et irréelles, vision consolatrice d'un éden improbable. En regard, les deux pôles d'une écriture splendide et impitoyable.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires