"Noirs jasmins" de Hawa Djabali chez la Différence (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Noirs jasmins
Noirs jasmins — Le choix des libraires

Résumé

En octobre 2001, une bombe est désamorcée dans un grand magasin parisien. Quatre Algériennes, Djazaïr, Mouna, Khouloud et Samira, présentes sur les lieux, sont soupçonnées. Deux enquêtes s'entremêlent : celle de la police, incarnée par Gabriel Luciano, et celle de la romancière qui s'est intéressée à la vie de ces femmes et nous raconte leur passé fait de drames, d'histoires extraordinaires, et de résistances. À travers les vies de ces combattantes, le lecteur est amené à comprendre les contextes politiques, religieux et mentaux dans lesquels elles ont évolué et à pénétrer, grâce au merveilleux talent de conteuse de Hawa Djabali, dans les secrets de l'intimité de chacune. «Quand tout va mal chez nous, écrit-elle, les femmes se lèvent et tiennent le combat.» Un très beau livre qui lève un coin de voile sur cet Orient mystérieux qui fascine et effraye l'Occident.

Hawa Djabali, née à Créteil en 1949, regagne l'Algérie à l'âge de douze ans. Elle y plonge ses racines entre Lakhdaria, Constantine et Alger et fréquente le Conservatoire. Plus tard, elle écrit pour la presse sous le pseudonyme de Assia D. et assume certaines émissions radio de la chaîne III, puis les produit. Elle est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre et de romans. Elle rejoint en 1989 le Centre culturel arabe, à Bruxelles, fondé en 1988 par Ali Kheder.

Courrier des auteurs le 05/04/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Une femme d'au moins six mille ans, actuellement tamazigh, arabe, africaine du nord, amoureuse de la langue française... Une remise en question du système et des pouvoirs. Une colère longue, patiente et résistante à tous les lavages...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La relativité et l'innocence de ce qu'on ose nommer vérité lorsqu'elle est confrontée à la réalité perçue.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Colombe des couchants, les palmiers sont muets, que c'est peu une vie à t'espérer encore, quand le désir est double et les coeurs désarmés, ô mon inconsolable !

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un mou'acha de mon pays (musique arabe très particulière, très typée et qui se chante sur les vers des poètes)

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La vitalité, la force de ces femmes, leur incroyable solidarité qui se passe d'affinités, de goûts semblables et même d'harmonie, chacune étant ce qu'elle est et s'abstenant de juger : un vrai sens de l'honneur pour une définition de l'honneur que j'accepte et révère.

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