"La France européenne, le grand tournant" de Alexandre Adler chez Plon (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La France européenne, le grand tournant
La France européenne, le grand tournant — Le choix des libraires

Résumé

Depuis 2011, l'Europe est engagée dans une crise sans précédent. La divergence croissante entre les économies «vertueuses» du Nord et les politiques «laxistes» du Sud a fini par faire voler en éclats la solidité de l'euro et entraîné une décrédibilisation du principe même d'union monétaire.
En Allemagne et aux Pays-Bas, des voix s'élèvent pour souhaiter la création d'un «euroNord» qui ne serait autre qu'un mark restauré et élargi, laissant à son triste sort un «euroSud» sans doute condamné à court terme à disparaître au profit d'un retour catastrophique aux monnaies nationales d'antan. Les risques cataclysmiques d'une telle dérive nous conduisent aujourd'hui à choisir l'unique alternative possible : l'approfondissement politique de la construction européenne.
Mais si un consensus existe en ce sens, il repose néanmoins sur l'acceptation d'un règlement, pays par pays, des dettes publiques, sans que l'Allemagne et ses plus proches partenaires soient contraints de faire les frais de la nouvelle solidarité. Et, pour la suite, des mécanismes de discipline collective doivent être mis en place. La victoire de François Hollande n'aura fait qu'exacerber l'acuité du problème. C'est à un remaniement sans précédent du paysage politique des grands pays de l'Union européenne, la France en priorité, que nous devons nous atteler.

Alexandre Adler est historien, et éditorialiste de politique étrangère au Figaro et sur Europe 1. Il est l'auteur de nombreux essais à succès, parmi lesquels J'ai vu finir le monde ancien et Le Jour où l'Histoire a recommencé.

La revue de presse : Vincent Giret - Libération du 13 décembre 2012

Pour l'auteur, ces deux voisins n'ont d'autre destin possible que dans une histoire commune. Toute autre politique entraînerait de graves désillusions, pour l'un comme pour l'autre. Il ne s'agit plus pour la France d'être «pour ou contre l'Allemagne», mais de trouver les termes d'un «essor mutuel». Et, diable, que cela semble compliqué. En déroulant le fil de cette histoire commune, Adler démasque les oublis, les malentendus, les erreurs politiques et plus encore l'invraisemblable méconnaissance réciproque de ces deux peuples...
Mais si Adler ne croit plus à la force des grandes idéologies collectives, il se refuse à désespérer de la politique. Il en appelle au sursaut des «authentiques fédéralistes français» pour trouver un terrain d'entente réaliste avec Berlin. Avant que «l'euroscepticisme allemand ne combatte, un jour, à visage découvert»... Pour Adler, la montre tourne. Et pas seulement pour le roi de Prusse.

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