"Que Tal" de Daniel Arsand chez Phébus (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Que Tal
Que Tal — Le choix des libraires

Résumé

«Que l'on soit en janvier ou en juillet n'a aucune importance, que ce soit le printemps ou l'automne m'indiffère. Je ne sais pas ce qu'il pense, lui, des saisons, du passage de l'une à l'autre, j'ignore tout de ses songes et de ce que son regard retient, pourtant il m'est si proche, si proche et si indéchiffrable.
Qu'importe le froid ou le chaud, le dedans ou le dehors, puisque nous sommes ensemble, lui et moi, parce que nous sommes vivants au point d'oublier qu'un des deux puisse fausser compagnie à son presque double, à son presque semblable, à son compagnon, fausser compagnie, mourir, crever, au choix, noria, tout ce qu'on veut. Nous sommes dans notre histoire et nous croyons qu'elle n'est que du présent, à jamais, toujours, un aujourd'hui infini, d'une éblouissante monotonie.»
Que Tal, la beauté féline, le corps souple, chat magnifique, fut l'amour de son maître. C'est une histoire peu commune et c'est aussi un questionnement troublant sur la part animale présente en chacun de nous.

Libraire, éditeur, romancier, lauréat du prix Femina du premier roman 1998 pour La Province des ténèbres, prix du jury Jean-Giono 2000 pour En silence, Daniel Arsand a également publié Un certain mois d'avril à Adana, prix Chapitre du roman européen 2011. Ses livres ont été traduits dans une dizaine de pays dont les États-Unis.

La revue de presse : Marianne Payot - L'Express, mars 2013

...Daniel Arsand, éditeur et romancier, a immédiatement ressenti l'urgence de conter cette étonnante histoire d'amour nouée avec Que Tal le chat. Un chat ? "C'est quelqu'un. Et je pèse mes mots", écrit Daniel dans ce long et beau poème d'amour.

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 7 février 2013

C'est à coup sûr l'un des textes les plus courts de cet hiver littéraire. Sur un sujet qui peut paraître sans importance. Rien qui laisse imaginer un tel choc de lecture. Car ce récit au titre d'abord énigmatique, manifestement écrit d'une seule coulée, est d'une beauté rare. Par sa fulgurance et sa charge émotionnelle. Par son style...
La confession aujourd'hui rendue publique (« te travestir n'est pas ton truc ») tire d'un usage magistral de la langue sa puissance d'évocation et de suggestion. Jouant de multiples registres, puisant dans un ample lexique sans jamais encourir le soupçon de verbiage, opérant des changements de rythme tonifiants, ce texte enflammé, véritable affrontement avec soi-même, a sans doute paradoxalement permis la nécessaire mise à distance, qui rend tenables tous les doutes, les manques et les pertes.

La revue de presse : Josyane Savigneau - Le Monde du 17 janvier 2013

Loin de toute mièvrerie et de tout cliché, Que Tal est plus que l'hommage d'un homme à son compagnon animal. C'est une réflexion qui interroge la part animale en chacun.

La revue de presse : Gilles Heuré - Telerama du 9 janvier 2013

D'une écriture qui interroge et se souvient, soyeuse et déchirée, aussi sincère avec le lecteur qu'on devait l'être avec le chat, qui était «quelqu'un». Malraux disait qu'il aurait aimé être chat chez Mallarmé - ce qui est sûr, c'est que Que Tal fut heureux d'être chat chez Daniel Arsand, son compagnon homme.

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