"Je devais tuer le pape" de Ali Agca chez Archipel (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Je devais tuer le pape
Je devais tuer le pape — Le choix des libraires

Résumé

Place Saint-Pierre de Rome, 13 mai 1981. Un homme caché dans la foule tire à deux reprises sur Jean-Paul II. Le pape, bien que gravement blessé, s'en sort miraculeusement. Cet homme, à qui Jean-Paul II accordera par la suite son pardon, est un Turc, à l'époque âgé de 23 ans : Ali Agca.

Pour la première fois, il revient sur sa vie tumultueuse : sa jeunesse pauvre, son ascension au sein des Loups Gris, groupe islamiste d'extrême droite, son évasion d'une prison d'Istanbul, sa fuite en Iran, son endoctrinement... Et surtout sa rencontre avec celui qui lui promit le paradis en échange de son sacrifice : le commanditaire de l'attentat contre Jean-Paul II.

Cette révélation, qui bat en brèche l'hypothèse jusque-là admise, n'est pas la seule surprise de ce récit, qui est aussi celui d'une conversion. Ali Agca s'y exprime comme il ne l'avait jamais fait...

Mehmet Ali Agca est né le 9 janvier 1958 à Yesiltepe, en Turquie. Libéré en janvier 2010, il aura passé près de trente ans derrière les barreaux, années au cours desquelles il s'est tourné vers la foi chrétienne. Son but est désormais d'aller se recueillir sur la tombe de Jean-Paul II.

Courrier des auteurs le 22/03/2013

Jean-Daniel Belfond explique pourquoi il a publié les confessions de l'homme qui tira sur Jean Paul II

Pourquoi avoir publié «Je devais tuer le pape», le livre d'Ali Ağca, un sniper, l'homme qui fit feu à deux reprises sur le pape Jean Paul II, le 13 mai 1981, sur la place Saint-Pierre de Rome ?
Document assez étonnant que ce livre de confessions. Ali Ağca y révèle son parcours : son enfance misérable ; son passé au sein des Loups Gris, groupuscule d'extrémistes islamistes anti-Occident ; son évasion de prison après l'assassinat d'un journaliste turc de centre gauche ; sa fuite en Iran, l'entraînement quasi militaire et l'endoctrinement qu'il y a suivis et sa rencontre avec Jean Paul II, qui l'a amené à se tourner vers la foi chrétienne. Jusqu'à l'identité de celui qui commandita l'attentat.

Après avoir passé près de trente ans en prison (il a été libéré en janvier 2010), Ali Ağca assure avoir tourné le dos à ses démons. Son but, désormais : se recueillir sur la tombe de Jean Paul II, qui est venu le voir en prison, lui a pardonné et lui a permis de comprendre ses erreurs.

Faut-il publier les livres de repris de justice ? Difficile de nier qu'il serait intéressant de lire les confessions d'assassins célèbres, de Ravaillac, Jacques Clément à Ramon Mercader. En l'occurrence, le témoignage d'Ali Ağca pose la question du sens de la vie, du sens de l'action. L'auteur y raconte une enfance où la violence est omniprésente au quotidien, un itinéraire qui a fait de lui un homme prêt à tout - et même à tuer pour vivre. En filigrane, il donne à voir l'humanité du criminel dans un document qui transgresse les codes et en dit long sur le fossé de civilisation qui sépare l'Est de l'Ouest.

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