"L'étoile et la vieille" de Michel Rostain chez Kero (Paris)

en partenariat avec 20minutes.fr

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L'étoile et la vieille
L'étoile et la vieille — Le choix des libraires

Résumé

«Quand une étoile se dégrade, elle émet dans le désordre, avec par moments des silences et à d'autres de très violentes émissions d'énergie. On y est. Après la musique sans son, après les soliloques incertains et les préludes indécis, une énorme bouffée d'harmonies et de rythmes jaillit. Victor Hugo chante ces soubresauts d'étoile comme "la clameur du mourant éperdu", un vacarme qui serait "brusque, éclatant, splendide, inattendu". En ce moment, Odette est cette étoile-là, somptueuse, incandescente, imprévisible.»

En s'interrogeant sur le déclin d une ancienne gloire, Michel Rostain signe un magnifique roman d apprentissage de la vieillesse.

Michel Rostain vit à Arles. Né en 1942, metteur en scène d'opéras, il a dirigé la Scène nationale de Quimper - Théâtre de Cornouaille - de 1995 à 2008. Son roman Le Fils a reçu le Goncourt du premier roman en 2011.

Le choix des libraires : choisi le 12/04/2013 par Clo Brion de la librairie VANDROMME à LES VANS, France

«L'Etoile et la vieille» ou la rencontre improbable entre un metteur en scène avant-gardiste intello et une star populaire, reine du piano à bretelles. Rien ne les rapproche et pourtant, l'alchimie va se faire.
L'auteur, en chapitre musicaux, nous parle de cette mise en scène d'un spectacle inattendu dans lequel l'Etoile très vieillissante racontant sa vie, va peu à peu s'éteindre sous les feux de la rampe. Il y a beaucoup de tendresse dans ce roman, de l'empathie et de la casse aussi. L'un et l'autre y croient puis n'y croient plus. La star refusant de capituler «nul ne pense que les étoiles meurent», le rideau se déchire et sous nos yeux, se joue avec virtuosité la chronique d'une mort annoncée. Un roman sensible, souvent drôle et plein d'humanité sur la vieillesse.

Courrier des auteurs le 14/03/2013

Le livre narre la rencontre de deux univers radicalement différents
Michel Rostain : L'histoire de L'étoile et la vieille se situe en effet à un carrefour où se croisent l'éternité et l'âge, l'art populaire et l'art d'avant-garde, la grande renommée et l'anonymat... Bref se rencontrent de manière tout à fait improbable et viennent à travailler ensemble des mondes qui n'ont pas beaucoup de points communs.

L'histoire ? Un artiste peu connu est sollicité pour mettre en scène Odette, une grande star de la variété. Il hésite. Le même jour, il la croise dans un restaurant. La coïncidence est trop forte, il la prend pour un signe. Il accepte. C'est ainsi qu'en viennent à travailler ensemble deux artistes que rien, ni le goût ni les savoir-faire, ni la renommée, ne rapproche. Le metteur en scène découvre alors un personnage tout à fait extraordinaire. Mais un problème apparaît pendant les répétitions : la vieillesse d'Odette. L'étoile ne veut pas raccrocher. Même physiquement incapable de le faire, elle tente de toutes ses forces de faire le spectacle comme si annuler allait la faire mourir.

Le roman raconte ces rencontres avec la renommée, avec le magnétisme. Et puis avec l'âge, cette rupture si violente qu'est le moment où il faut renoncer à son activité.

Quelle est la première source de votre Odette ?
Il y a dix ans, j'ai eu la belle occasion de travailler avec Yvette Horner. J'ai gardé un souvenir d'elle très fort. Nous avons préparé ensemble un spectacle en compagnie d'un autre grand artiste, Pascal Contet. Comme Yvette Horner, l'Odette du roman est accordéoniste, talentueuse, populaire, magnifique musicienne.

Si on cherche des rapprochements, on pourra dire aussi qu'à certains égards, dans ce roman, le metteur en scène a des traits communs avec moi.

Ce sont des sources, je ne les cache pas, c'est même écrit dans le roman.

Mais il y a énormément de différences entre les points de départ et les points d'arrivée du livre. Quand on écrit, les personnages prennent leur propre vie. Pour ne pas me tenir prisonnier de mes faux souvenirs (ils sont toujours très faux), ni de mes pudeurs ni de mes vanités, l'invention a pris de plus en plus de place dans l'écriture.

Quand vous ajoutez et quand vous enlevez des personnages dans un récit, quand vous changez les éclairages, quand vous transformez le paysage, le décor, etc., de proche en proche, tout est bouleversé, jusqu'aux caractères premiers. Et c'est tant mieux : pour dire quelque chose de vrai, il faut inventer.

La revue de presse : Marianne Payot - L'Express, avril 2013

La revue de presse : François Morel - Le Monde du 4 avril 2013

L'Etoile et la Vieille trace un portrait bouleversant d'une grande artiste qui vient de choper une sale maladie dont, paraît-il, on peut mourir et qui s'appelle la vieillesse. La vieille dame est capricieuse, égocentrique, autoritaire. Elle est aussi drôle, généreuse, rayonnante. Elle est merveilleusement insupportable. Elle est affreusement séduisante. Tout tourne autour d'elle. C'est une étoile...
C'est déchirant comme une valse à trois temps. On aurait bien envie de rire mais on ne peut pas. Ce qui se joue, c'est le goût du théâtre, l'amour du public, le désir de se surpasser, de solliciter le miracle, l'envie chaque soir d'atteindre, oui, précisément " l'inaccessible étoile "...
L'Etoile et la Vieille n'est pas seulement un bel hommage adressé à une grande artiste. C'est une lettre d'amour.

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