"La fin de la saison des guêpes" de Denise Mina chez Ed. du Masque (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr
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La fin de la saison des guêpes
La fin de la saison des guêpes — Le choix des libraires

Résumé

Prix du meilleur roman policier Festival international de Harrogate 2012

Quand Lars Anderson, un riche banquier, se pend devant son imposante demeure du Kent, sa mort ne suscite pas vraiment de marques de sympathie. Cela fait un requin de la finance en moins, dans un pays encore meurtri par les ravages de la crise financière. Il laisse pourtant derrière lui deux enfants psychologiquement détruits et une femme brisée, sans parler de dettes abyssales.
À des centaines de kilomètres de là, dans une banlieue cossue de Glasgow, Sarah Erroll, une jeune femme sans histoires, est retrouvée sauvagement assassinée dans la maison de sa mère. La paisible communauté est choquée par cette agression inexplicable, d'une brutalité ahurissante, dont la victime semble avoir été choisie au hasard. Le lecteur assiste dans le premier chapitre au meurtre de la jeune femme. Il sait qui mais pas pourquoi. Et l'explication ultime le laissera sans voix.

Denise Mina est écossaise. Elle vit à Glasgow. Plébiscitée par les grands noms de la littérature policière, elle a publié neuf romans, ainsi que des nouvelles et une pièce de théâtre. Elle écrit aussi pour la radio et la télévision.

La revue de presse : Julien Bisson - Lire, avril 2013

La romancière écossaise signe un polar électrique, mêlant féminisme et lutte des classes, dont l'héroïne est de nouveau l'inspectrice Alex Morrow...
Admiratrice de Dickens et Boulgakov, l'Ecossaise jongle entre les strates sociales, des immeubles décrépits de Glasgow aux riches pensions pour fils à papa, dénudant la violence des rapports humains, la colère qui gronde dans les bas-fonds du pays. Le tout saupoudré d'un féminisme rafraîchissant, dopé par son héroïne au gros ventre, prête à bousculer les travers machos de son équipe. Sans rebondissements téléphonés, ni cliffhangers artificiels, Denise Mina signe ainsi un roman piquant et remarquablement maîtrisé sur la genèse du mal, la naissance d'un meurtrier.

La revue de presse : Guillaume Fraissard - Le Monde du 28 février 2013

Prolos contraints de jongler avec les petits boulots, flics désabusés par une hiérarchie inepte, financiers véreux... Refusant tout sensationnalisme, l'auteur de La Fin de la saison des guêpes passe habilement d'un monde à un autre, aux tours crasseuses de la banlieue de Glasgow à une pension pour fils à papa, avec le même souci du détail, la même précision pour mettre à nu les émotions. Une sensibilité qui rend les piqûres de guêpe plus douloureuses. Ce roman de Denise Mina a reçu, outre-Manche, le prestigieux prix du roman policier Theakstons Old Peculier 2012, battant John Connolly, Christopher Brookmyre and S.J. Watson, également en lice.

La revue de presse : Sabrina Champenois - Libération du 14 février 2013

Glasgow minutieusement écossé par Denise Mina et son enquêtrice indocile...
Il y a du punk chez Denise Mina, dont le podium littéraire rassemble «Boulgakov, Orwell et Patricia Highsmith». Un côté «fuck off» électrisant, tempéré par l'humour et un goût pour l'observation. Le livre y trouve son rythme, entre accélérations, coups de frein, point mort, qui permet au lecteur de tenir...
Morrow, face au fou rire nerveux qui gagne ses troupes confrontées au cadavre : «On croirait que vous n'avez jamais vu de pudding.» Un sens de la punchline qui s'applique aussi à l'anecdotique. «Elle le trouvait trop beige, même pour un policier.»

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