"Le grand ordinaire" de Jeremy Chambers chez Grasset (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le grand ordinaire
Le grand ordinaire — Le choix des libraires

Résumé

Le plus beau premier roman australien qu'on ait lu depuis longtemps.
The Sydney Morning Herald

Une bourgade perdue de la région de Victoria, au sud-est de l'Australie, cernée de vignobles où triment, jour après jour, quelques saisonniers brisés par une vie sans horizon. Le soir venu, ces hommes rugueux, pleins de désespoir et de violence rentrée, se saoulent jusqu'à l'oubli. Smithy fut l'un d'eux, jadis. Ancien tondeur de moutons et buveur invétéré, aujourd'hui contraint par son médecin à l'abstinence, il observe ses compagnons de labeur se détruire à petit feu, avec une apparente indifférence. Mais dans le secret de la nuit, ce vieil homme de peu de mots est visité par les démons du regret, hanté par les réminiscences d'un amour perdu. Lorsque la jeune et ingénue Charlotte, apeurée par l'imminente sortie de prison de son mari, vient trouver refuge chez lui, il entrevoit soudain, au fil des confessions que s'échangent timidement ces deux êtres si dissemblables, la possibilité d'une rédemption. Jeremy Chambers, révélation de la nouvelle scène littéraire australienne, signe avec Le Grand Ordinaire un premier roman somptueux, porté par une écriture brute et incandescente, au confluent des fleuves Beckett et Faulkner.

Jeremy Chambers est né en 1974 à Melbourne, où il réside toujours aujourd'hui. Après des études de lettres et de philosophie, il vit de plusieurs petits métiers : déménageur, livreur de journaux, vendeur de quincaillerie, boxeur amateur, ou encore saisonnier dans les vignobles de Victoria. En 1997, il est frappé par une maladie qui le rend incapable de supporter la lumière du jour et va l'obliger à garder la chambre pendant près de cinq ans. C'est dans ces ténèbres immobiles que lui viennent, peu à peu, les souvenirs, les images et les mots qui composeront Le Grand Ordinaire, son premier roman.

La revue de presse : André Clavel - L'Express, mars 2013

Un roman magnifique, raboté par le fer du désespoir, avec une économie de moyens digne de Beckett. Il ne se passe quasiment rien dans ce Grand Ordinaire, et pourtant on a l'impression que tout est dit : l'humanité réduite à la plus émouvante des épures, comme dans une tragédie antique.

La revue de presse : Bruno Frappat - La Croix du 6 février 2013

Pourquoi, dira-t-on, se plonger dans cette nuit ? Pas pour en tirer des arguments en faveur de l'espérance mais, tout simplement, parce que cet ouvrage est d'une humanité exceptionnelle. Une immense fraternité avec les petits, les pauvres, les ouvriers saisonniers et leurs femmes débordées, les sans-grade, en émane. Et parce que ce livre lent, dont rien ne presse le récit, est écrit d'une manière superbe dont rend bien compte l'excellente traduction qui nous est proposée. Avec des moments où l'on s'attarde sans raison apparente sur des détails de vie quotidienne que l'on n'a pas l'habitude de voir traiter dans les romans contemporains...
Des riens, des paysages magnifiques ou d'une dureté effrayante (tempêtes de sable ou rives de voies ferrées comportant tous les rebuts de la société), apparitions d'oiseaux noirs et méchants mais aussi de fleurs superbes et de collines pacifiantes. Tout est dans ce livre d'une tonalité juste, adaptée à la diversité des thèmes et des moments.

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