"Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine : quelques analogies historiques" de David Engels chez Ed. du Toucan (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine : quelques analogies historiques
Le déclin : la crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine : quelques analogies historiques — Le choix des libraires

Résumé

L'Union européenne est en crise

Une crise non seulement institutionnelle mais aussi et surtout identitaire dont on sent bien que la solution sera déterminante pour les prochaines années.

On tente aujourd'hui de «construire», autour de «valeurs» abstraites une définition de ce que pourrait être l'identité européenne. David Engels montre dans ce livre à quel point cette volonté de définir l'Europe comme une entité nouvelle trahit une désolidarisation totale avec notre passé. Il expose en quoi une identité collective ne peut pas être le résultat d'un choix mais procède au contraire de l'acceptation - pas nécessairement de l'adoption - de tous les éléments de ce même passé. Or notre passé est bimillénaire.

A travers une étude comparative simple et factuelle, il fait le récit de la situation, troublante de ressemblances, vécue par la République romaine tardive. De la question de la citoyenneté et des flux migratoires à celle de l'art ou des frontières, cette époque antique apparait stupéfiante d'actualité et de modernité. C'est la réussite de ce livre, qui nous donne de mieux comprendre les enjeux profonds de notre époque.

David Engels est professeur, titulaire de la chaire d'Histoire romaine à l'Université Libre de Bruxelles. Il est rédacteur en chef de la revue LATOMUS.

La revue de presse : Marc Semo - Libération du 13 juin 2013

L'historien belge David Engels dresse un parallèle entre la crise des Vingt-Sept et la fin de la République romaine. Les grandes fresques comparatives sur la fin des civilisations furent un genre florissant, comme en témoigne l'impact dans l'imaginaire européen de l'Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, d'Edward Gibbon. Tombé en désuétude, l'exercice refleurit sous la plume d'un jeune historien belge, David Engels, titulaire de la chaire d'histoire romaine à l'Université libre de Bruxelles, qui dresse un éclairant parallèle entre la Rome de la fin de la République - l'époque de Sylla, Pompée, César, Auguste - et l'UE...
Dans un chapitre final, il se démet de son costume d'historien pour revêtir celui du prospectiviste et du polémiste inquiet d'un possible «revirement autoritaire» face à la demande croissante d'un pouvoir fort.

La revue de presse : Philippe Arnaud - Le Monde du 7 février 2013

La République romaine a duré de la fin du VIe siècle av. J.-C. au début du règne d'Auguste (27 av. J.-C.). Au Ier siècle av. J.-C., rappelle David Engels, la République fait face à des crises structurelles interconnectées (politiques, économiques, culturelles). Ce moment, où un Etat relativement ouvert et républicain se transforme en Etat autoritaire et conservateur présente de troublantes ressemblances avec le moment que nous vivons, avance l'historien...
Si le repli sur soi n'est pas la solution, l'Europe, suggère David Engels, doit assumer de façon critique son héritage et ses traditions, plutôt que de les occulter. En jargon d'aujourd'hui, cela s'appelle le "soft power". Une autre façon de dire que l'Europe n'est ni une frontière, ni un laboratoire, mais un espace politique qu'il s'agit de penser et de bâtir.

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