"Les manuscrits de Tombouctou : secrets, mythes et réalités" de Jean-Michel Djian chez Lattès (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Les manuscrits de Tombouctou : secrets, mythes et réalités
Les manuscrits de Tombouctou : secrets, mythes et réalités — Le choix des libraires

Résumé

Depuis le XVe siècle jusqu'à aujourd'hui, Tombouctou est l'objet de toutes les convoitises commerciales, culturelles et religieuses. Mais qui connaît la cité des 333 saints ? Qui sait qu'il existe plus de 300 000 manuscrits datant du XIIIe jusqu'au XVIIe siècle, retraçant les plus belles épopées des savoirs politiques, juridiques et médicaux ?
De quelle civilisation oubliée Tombouctou et ses manuscrits sont-ils la lumineuse expression ?

Grâce à la collaboration d'éminents historiens, Jean-Michel Djian a enquêté sur l'un des plus beaux et des plus mystérieux trésors d'Afrique. Il a exhumé puis sélectionné des manuscrits rares, conservés pour la plupart dans des malles qui se transmettent de génération en génération. Ces documents apportent la preuve, contre toutes les idées reçues, dune authentique tradition écrite. Non seulement l'Afrique a une histoire mais cette histoire interroge aujourd'hui le regard de l'Occident sur le monde.

Jean-Michel Djian est journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde de l'Éducation. Il dirige à l'Université Paris 8 le master "Coopération artistique internationale" et a initié l'Université ouverte des Cinq-Continents à Tombouctou. Il est par ailleurs l'auteur de Politique culturelle, la fin d'un mythe, publié en 2005 chez Gallimard, et d'une biographie, Ahmadou Kourouma, publiée en 2010 au Seuil.

La revue de presse : Marianne Payot - L'Express, février 2013

Quelle émotion ! Il suffit de feuilleter le livre de Jean-Michel Djian pour être transporté dans le temps et dans l'espace. Oui, Les Manuscrits de Tombouctou, présentés par le journaliste de France Culture et grand connaisseur de l'Afrique, constituent l'une des plus extraordinaires bibliothèques de la planète.

La revue de presse : Bernard Loupias - Le Nouvel Observateur du 4 octobre 2012

Qu'y a-t-il exactement dans le fameux patrimoine de Tombouctou que saccagent les milices islamistes ? Un ouvrage révèle la richesse et la beauté de ce qui s'est pensé et écrit, pendant un millénaire s'il vous plaît, dans cette ville mythique du Mali...
C'est après son séjour en ces lieux et la visite de quelques-unes des 34 principales collections privées de la ville, dont la fantastique Bibliothèque Mamma-Haidara, que germe dans la tête de Jean-Michel Djian l'idée du livre qui allait lui prendre six ans de sa vie. Au fil de ses recherches, il découvre qu'il y a «un loup dans cette histoire», dans les raisons de l'oubli qui a englouti ces manuscrits entre la fin de l'Empire songhaï et le XXe siècle : l'alliance objective entre les griots, qui voyaient dans l'écrit une menace pour leur pouvoir, et les colonisateurs, français ou marocains, qui ont pillé ces bibliothèques...
Au total, le résultat de ce travail collectif, qui atomise tant de préjugés racistes, qui balaie tant d'idées fausses sur l'Afrique, notamment celle, malheureusement accréditée par nombre d'Africains eux-mêmes, qui voudrait qu'elle fût d'abord et avant tout une civilisation de l'oralité, est proprement bouleversant...
On en conseille la lecture à tous les hommes politiques du XXIe siècle, qui feraient bien de méditer aussi «A propos des bons principes de gouvernement», traité de science politique écrit au XVe siècle, dont Jean-Michel Djian est persuadé qu'il a été «pompé» par Machiavel : «Il y a dans ce texte beaucoup de choses que l'on retrouve, presque mot pour mot, dans "le Prince", un siècle plus tard.» On y découvrira enfin quelques extraits d'un fantastique inédit : un jour qu'il travaillait à la bibliothèque Mamma-Haidara, le professeur Georges Bohas découvre avec stupéfaction un texte inconnu, «Histoire du Bicornu», qu'il identifie tout de suite comme une version arabe d'un écrit qu'il connaît bien dans sa version syriaque, «le Roman d'Alexandre». Il décide de le traduire ! Un enchantement digne des «Mille et Une Nuits» à paraître en novembre chez Actes Sud sous le titre «Alexandre à Tombouctou», et premier volume d'une nouvelle collection. On n'a pas fini d'entendre parler des trésors de «la Perle du désert».

La revue de presse : Muriel Steinmetz - L'Humanité du 6 décembre 2012

Ces textes composés en caractères arabes prouvent à l'envi l'appartenance séculaire 
de l'Afrique 
au monde 
de l'écriture. l'heure où Tombouctou, la «cité des 333 saints», est sous les feux de l'actualité à cause de l'occupation qu'elle subit de la part d'islamistes en armes, cet ouvrage, d'un grand intérêt scientifique et iconographique, arrive opportunément pour évoquer en détail les fameux manuscrits de Tombouctou qui sont depuis des siècles le trésor enfoui de cette cité dans les sables. On en compterait 900 000 éclatés entre Tombouctou, Kidal et Gao, dont 100 000 à Tombouctou. Les plus anciens dateraient du XIIIe siècle de notre ère. Ils sont liés à la pénétration de l'islam en Afrique par le désert, deux siècles plus tôt. L'abondance de ces textes coïncide avec l'apogée de l'Empire songhaï (XV-XVIe siècle), période pendant laquelle la ville de Tombouctou, carrefour de cultures et de peuples venus d'Égypte, d'Andalousie, du Maroc et de l'empire du Ghana, accueille plus de 25 000 étudiants. 
Le livre prospère et on ouvre des bibliothèques privées.

La revue de presse : - Le Magazine Littéraire, décembre 2012

L'occasion de balayer certaines idées reçues sur le continent africain et son absence de tradition écrite...
Coran, contes, poèmes épiques, traités juridiques, politiques, textes scientifiques ou médicaux... le savoir est consigné par des centaines de copistes jusqu'à la chute de l'Empire songhaï au XVIIe siècle.

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