"Vert-de-gris" de Philip Kerr chez Ed. du Masque (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Vert-de-gris
Vert-de-gris — Le choix des libraires

Résumé

«Avec Bernie Gunther, Kerr a créé un savoureux exemple d'irrésistible héros populaire, le seul homme d'honneur dans un monde pourri jusqu'à l'os.»
The Daily Telegraph

1954. Alors que Bernie Gunther tente de fuir Cuba en bateau accompagné d'une sulfureuse chica, il est arrêté par la CIA et enfermé à New York puis transféré au Landsberg à Berlin. C'est que nous sommes en pleine Guerre froide. L'Oncle Sam place et bouge ses pions en Europe, cherche des informations sur l'Allemagne de l'Est et les Soviétiques. Quel rapport avec Gunther ? Sa liberté dépendra de ce qu'il veut bien révéler sur un de ses anciens «camarades» de la SS, Erich Mielke, le chef de la toute nouvelle Stasi. Au fil des interrogatoires, Gunther raconte : son entrée dans la SS, la traque des communistes allemands dans les camps français, ses mois passés en URSS comme prisonnier de guerre et ses faits et gestes, guidés seulement par une farouche volonté de sauver sa peau.
Vert-de-gris, le septième volet des aventures de Bernie Gunther, possède toute l'adrénaline et la vivacité d'esprit auxquelles Philip Kerr nous a habitués.

Né à Édimbourg en 1956, Philip Kerr a fait des études de droit avant de devenir journaliste puis écrivain. Unanimement saluée par la critique et couronnée de nombreux prix, la série autour de Bernie Gunther a fait de Philip Kerr un auteur reconnu dans le monde entier. Il est traduit dans plus de trente langues.

Le choix des libraires : choisi le 06/02/2013 par Frédéric Boillot de la librairie INTERLIGNES à LIMOURS, France

1954, Bernie Gunther alors qu'il fuit Cuba, est arrêté par les autorités américaines qui le transfèrent en Allemagne afin de l'interroger sur Erich Mielke, militant communiste que Bernie connut à Berlin avant-guerre et est devenu un des dirigeants de la police est-allemande.
Au gré des interrogatoires qu'il subit, Bernie raconte l'histoire qu'un quart de siècle, entre l'avènement d'Hitler et la mort de Staline, qui plongea des populations entières, après quelques années d'aveuglement, dans l'horreur et la misère. Quelques individus, déterminés, calculateurs, sans scrupule, ambitieux, fanatiques ou cyniques, causèrent le malheur et la ruine des populations. Bernie, à leur contact ou à leur service, tente de conserver la maîtrise des évènements et sa faculté de jugement concernant la moralité de leurs actions. Ses méthodes, ses constats amers sur les différents services policiers, ses jugements sévères sur chacune des forces en présence, bien évidemment les Nazis, mais également les purges communistes sur le Front Républicain espagnol, les camps d'internement français, les méthodes des Alliés, peuvent nous déconcerter ou nous mettre mal à l'aise, mais ils soulignent la folie tragique de cette période.

La revue de presse : Yann Plougastel - Le Monde du 14 février 2013

Comment ne pas accrocher à une intrigue qui démarre, à la façon d'un roman de Graham Greene, dans le plus chic bordel de La Havane, en 1954, et s'achève quelques mois plus tard à Berlin-Est, comme dans un livre de John le Carré ?...
Philip Kerr ne déroge pas aux règles qui ont assuré le succès d'une série démarrée au début des années 1990 avec La Trilogie berlinoise : entremêler réalité et fiction dans un cocktail de rigueur historique, d'obsession du détail, de roman noir et d'humour...
Toujours est-il que, grâce à ses incessants va-et-vient entre réalité et fiction, Philip Kerr réussit cette fois-ci le tour de force de nous donner à voir de l'intérieur la période la plus sombre de la Guerre Froide.

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