"Le peintre d'éventail" de Hubert Haddad chez Zulma (Honfleur, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Le peintre d'éventail
Le peintre d'éventail — Le choix des libraires

Résumé

C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de dame Hison dont Matabei apprend peu à peu à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l'auberge, se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.
Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du zen - en attendant d'autres bouleversements...
Avec le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d'initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.

Auteur d'une oeuvre immense, portée par une attention de tous les instants aux ressources prodigieuses de l'imaginaire, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel, d'artiste et d'homme libre, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Wlagasin d'écriture ou encore Opium Poppy.À lire également, comme une oeuvre dans l'oeuvre, un jardin dans le jardin : Les Haïkus du peintre d'éventail.

Le choix des libraires : choisi le 11/02/2013 par Jennifer Le Morvan de la librairie SOIF DE LIRE à STRASBOURG, France

Un roman plein de grâce !

C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l'auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.

Après quelques pages de ce roman, je me surprends à chercher le nom de l'auteur ? Je ne me suis pas trompée, c'est bel et bien un roman de Hubert Haddad. Véritable caméléon, palestinien dans «Palestine», afghan dans «Opium Poppy», Hubert Haddad devient japonais dans «Le peintre d'éventail». L'immersion est totale. La description des lieux, des objets, des gestes est d'une précision exquise, à l'orientale ; le temps, fluide, s'écoule lentement, au rythme des saisons et des traits de pinceaux.
À lire également, comme une oeuvre dans l'oeuvre, un jardin dans le jardin : "Les Haïkus du peintre d'éventail".

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 14 février 2013

Hubert Haddad signe là un magistral roman d'initiation et de transmission, dépaysant à l'envi. 
Et suggère, dans la quête de beauté, le sens possible d'une présence au monde.

La revue de presse : Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 24 janvier 2013

Conjuguant l'empathie pour les terres meurtries et la célébration de la beauté crue, Hubert Haddad compose le chant d'une nature suppliciée. Il offre en complément Les Haïkus du peintre d'éventail (Zulma, 144 p., 15,20 €) : " Aux yeux de la lune/ la cascade et l'avalanche/ ont même durée. "

La revue de presse : Frédérique Roussel - Libération du 24 janvier 2013

Le temps semble s'être figé dans la grâce du labyrinthe végétal et les dîners de la pension. L'écriture est ciselée et contemplative. Un conte japonisant qu'on imagine au départ un brin moralisant, pseudo philosophique. Mais il ne demande rien d'autre que d'être lu et prend par la grâce de sa simplicité, l'évocation de ses images et le remuement intime qu'il suscite. Hubert Haddad n'est jamais allé au Japon, et cela n'a aucune importance. L'auteur protéiforme a du goût pour les contrées inconnues comme pour tous les genres littéraires, et préfère pétrir la pâte de l'imaginaire, dans un mode hallucinatoire.

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