"Les confessions de l'ombre" de Pierre Boussel chez Kero (Paris)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Les confessions de l'ombre
Les confessions de l'ombre — Le choix des libraires

Résumé

«La vie ordinaire d'un officier de renseignement (...) évoluant dans l'absolue réalité où il faut bien payer son loyer à la fin du mois, s'assurer contre les dégâts des eaux, faire ses courses chez l'épicier du coin, déboucher son évier...»

Alain Chouet
ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE

Officiellement, Bastien Hernandez est économiste. En réalité, c'est un agent dormant des services secrets français en poste au Maroc, il mène une vie en apparence anodine dans une villa isolée, sur les hauteurs de Tanger.
Soudain, son existence est bouleversée par un attentat qui frappe New York. Les services en alerte maximum. Un banal L prospectus est glissé dans sa boîte aux lettres : l'agent dormant est réveillé. Hernandez reçoit la mission de surveiller une communauté évangéliste américaine aux agissements suspects. «Pas de violence», ordonne la Boîte. Deux enfants sont assassinés... S'engage alors un chassé-croisé haletant entre la CIA, les services secrets français et les réseaux islamistes.

Rarement un livre n'a touché d'aussi près la vie intime d'un officier de renseignements ; ses espoirs, ses doutes et ses amours. Une immersion au coeur du secret.

Pierre Boussel est journaliste, chroniqueur de politique étrangère à Radio Méditerranée Internationale. Spécialiste du monde arabe et du terrorisme, il réside à Tanger. Les Confessions de l'ombre est le premier volume d'une série hyperréaliste consacrée aux services secrets français.
Alain Chouet Ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE"

Pierre Boussel est journaliste, chroniqueur de politique étrangère à Radio Méditerranée Internationale. Spécialiste du monde arabe et du terrorisme, il réside à Tanger. Les Confessions de l'ombre est le premier volume d'une série hyperréaliste consacrée aux services secrets français.

Courier des auteurs le 08/02/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis journaliste à Radio Méditerranée Internationale, en poste à Tanger (Maroc) depuis plus de dix ans. Mon travail porte essentiellement sur le monde arabe et le terrorisme. Je suis auteur d'une dizaine de livres, des contes philosophiques, romans d'aventures et thrillers. Les confessions de l'ombre constituent le premier volume d'une série de livres consacrés aux services secrets français.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce roman raconte la vie quotidienne d'un officier de renseignement français en poste à Tanger, un agent dormant "réveillé" par une série d'attentats aux États-Unis. Outre le suspens propre au thriller, le récit s'attache à apporter un éclairage nouveau sur la vie des hommes de l'ombre, leurs doutes, leurs espoirs, leurs amours. Un récit fondamentalement humain.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Officier de renseignement, c'est vivre au coeur du silence. Sans larme ni cri, ombre au théâtre des ombres, français sans identité, emmuré dans une vie qui n'est pas la sienne. Il faut aimer le silence pour accepter de vivre non seulement avec lui, mais en lui. Je le respecte autant que je le déteste. Je lui dois la vie. Il me doit le prestige. À lui, les lauriers. À moi, le mutisme. Son étreinte que j'aime et qui m'accable, ce devoir de servir les miens, Gaulois bigarrés de Navarre et d'ailleurs, cet engagement d'une vie que j'emporterai dans ma tombe, donne une saveur singulière à l'existence. Mais qui suis-je ? Qui serai-je dans vingt ans ? Un soldat sans souvenir ? Peut-être. Je ne sais pas. Ceci est mon secret.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le requiem de Mozart interprété par un orchestre marocain.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Aborder l'univers des services secrets via le roman permet, non pas d'apprendre, mais de ressentir la réalité de la profession. Sa vérité intime. Le lecteur va découvrir l'autre visage des Services, des hommes, des femmes, comme vous et moi, d'apparence banale pour un métier qui ne l'est pas, des professionnels qui opèrent loin, très loin de la fantasmagorie de James Bond. L'action de déroule a Tanger, ville où je réside depuis de nombreuses années. J'éprouve une immense tendresse pour le Maroc, en général, pour Tanger, en particulier. Ce thriller est également une invitation au voyage.

Courier des auteurs le 30/01/2013

Quelques mots de l'auteur

Qu'est-ce que ce roman apporte de nouveau sur les services secrets ?
Les Confessions de l'ombre apportent un éclairage contemporain sur la vie quotidienne d'un officier de renseignement français. Le héros appartient à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) créée en 1982, une administration d'État qui n'a quasiment jamais été traitée sous une forme romanesque.

Le récit propose une approche intimiste et réaliste du métier. Nous ne sommes pas dans un James Bond. Sous le costume de l'officier dormant ou opérationnel, il y a un homme ordinaire avec les mêmes désirs, les mêmes attentes, les mêmes exaspérations que chacun d'entre nous. Si le héros est banal, ses activités, elles, ne le sont pas. Le roman tente d'expliquer «comment ça se passe», être au plus près de ce qu'est la «vraie» vie des agents de renseignement, loin des caricatures du genre et des idées reçues.

D'où proviennent vos informations ?
L'actualité internationale est dominée depuis quinze ans par les problématiques liées au terrorisme et contre-terrorisme, le champ d'activités des Services. De rencontres en interviews, de confidences en relations amicales, cordiales, approfondies avec le temps, petit à petit, j'ai pu recueillir les éléments nécessaires à la rédaction de ce roman.

Pourquoi ne pas avoir rédigé un essai ?
Loin des contingences du factuel, le roman offre un espace de totale liberté pour faire «ressentir» le terrain.

Quelle est la part de vérité et de mensonge dans le roman ?
Tout est faux mais tout est vrai ! Le roman est l'art du mensonge, disait Théophile Gauthier. Il permet de toucher la vérité intrinsèque des faits ; l'autre vérité, l'impalpable, la subjective. Bien évidemment, il n'y a rien de confidentiel ni de «classé défense» dans ce livre. Au-delà du récit d'aventures, de l'hommage à Tanger, ce roman témoigne de mon respect pour les officiers de l'ombre, ces hommes et femmes acteurs de la protection de nos démocraties et de nos valeurs. Il ne s'agit pas de les encenser. Loin de là. Simplement être juste, raconter l'existence de ces citoyens hors norme qui, un jour, décident de se battre pour vous, pour moi, pour la France.

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