"Poisons de Dieu, remèdes du diable" de Mia Couto chez Métailié (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Poisons de Dieu, remèdes du diable
Poisons de Dieu, remèdes du diable — Le choix des libraires

Résumé

Sidónio Rosa est tombé éperdument amoureux de Deolinda, une jeune Mozambicaine, au cours d'un congrès médical à Lisbonne, ils se sont aimés puis elle est repartie chez elle. Il se met à sa recherche et s'installe comme coopérant à Vila Cacimba. Il y rencontre les parents de sa bien-aimée, entame des relations ambiguës avec son père et attend patiemment qu'elle revienne de son stage. Mais reviendra-t-elle un jour ?
Là, dans la brume qui envahit paysage et âmes, il découvre les secrets et les mystères de la petite ville, la famille des Sozinho, Munda et Bartolomeu, le vieux marin. L'Administrateur et sa Petite Épouse, la messagère mystérieuse à la robe grise qui répand les fleurs de l'oubli. Les femmes désirantes et abandonnées. L'absence dont on ne guérit jamais. Un roman au charme inquiétant écrit dans une langue unique.

Mia Couto est né au Mozambique en 1955. Après avoir étudié la médecine et la biologie à Maputo, il devient journaliste en 1974. Actuellement il vit à Maputo où il est biologiste, spécialiste des zones côtières, il enseigne l'écologie à l'université. Il est l'auteur, entre autres, de L'Accordeur de silences.

«Mia Couto, roi de la langue réinventée et des dialogues magiques, qui tente ici, malgré tout, une manière différente défaire les choses - plus incisive, mais plus empathique aussi. Soigné, mais non tragique. Une grande compagnie pour les lecteurs, un petit tome pour la littérature universaliste. Des poisons qui n'ont pas besoin d'antidote !»
Visão

«Son travail créatif sur la langue lui confère une immense expressivité, à travers laquelle il transmet au lecteur tout le drame de la vie au Mozambique après l'indépendance.»
24 horas

La revue de presse : Alain Nicolas - L'Humanité du 14 mars 2013

Dans une ville perdue du Mozambique, un jeune médecin tente de retrouver une femme aimée. Il trouvera un mal qui atteint l'âme et le corps...
Mia Couto construit, avec Poisons de Dieu, remèdes du Diable, un roman qui franchit un pas, depuis l'Accordeur de silences, en mêlant, avec un art consommé du récit et une sensibilité à fleur de page dans cette fiction de brume, un réel qui se dérobe et une mythologie qui infuse tous les gestes de la vie. « J'ai peur de ne pas revenir de toi », avouait Sidonio à Deolinda, au moment de leur rencontre. Au terme de ce voyage il aura appris qu'il n'y a ni départ ni arrivée. Seul le lecteur aura fait le voyage.

La revue de presse : Catherine Simon - Le Monde du 24 janvier 2013

Délicieux et inquiétant huis clos, à ciel ouvert, dans un village perdu du Mozambique : après L'Accordeur de silence (Métailié, 2011), Mia Couto poursuit sa valse lente parmi les siens, dans un pays hanté par l'histoire coloniale, travaillé par ses désirs d'émancipation...
Comme la poussière de la savane, Poisons de Dieu..., fable savante et délicate, laisse sur la langue la " saveur d'un temps suspendu ".

La revue de presse : André Clavel - Lire, janvier 2013

Dans Poisons de Dieu, remèdes du Diable, de l'écrivain lusophone Mia Couto, un médecin portugais arrive au Mozambique. Il y découvre la magie de l'Afrique, et le passé trouble de son grand amour...
A travers son histoire, ce sont tous les tourments de l'Afrique que tente de conjurer ce récit où la maladie devient une métaphore de l'existence, parce que "vivre est incurable". Reste la faconde de Mia Couto, dont la langue enchantée - superbement traduite en français - sert de thérapie au monde délabré qu'il met en scène. Un monde où les remèdes du diable sont parfois plus efficaces que ceux du docteur Sidonio Rosa...

La revue de presse : Marine Landrot - Télérama du 16 janvier 2013

Enfant de colon, blanc de peau mais noir de coeur, il pleure l'échec du métissage, et les méfaits poisseux du manichéisme. Cela donne une langue étonnante, contradictoire, jouant souvent sur deux tableaux. L'auteur fait fusionner les idées, les objets et les hommes, jusqu'à ce qu'ils ne forment plus qu'un et ne ­sachent plus d'où ils viennent : «Après tant d'années, on ne vit plus dans la maison, on devient la maison où l'on vit. C'est comme si les murs habillaient notre âme», comprend le malade alité... Mia Couto est un écrivain d'ombres et de lumières, un illusionniste moderne qui regarde le Mozambique avec les yeux de David Lynch. Ses images tiennent du rêve, mais ses mots viennent crever les bulles oniriques pour ramener chacun au plaisir d'être sur terre, malgré les souffrances endurées. Comme dit l'un de ses personnages : «On fait tous l'éloge du rêve qui est la compensation de la vie. Mais c'est le contraire, docteur. Vivre est nécessaire pour se reposer de ses rêves.»

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