"La langue de ma mère" de Tom Lanoye chez la Différence (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La langue de ma mère
La langue de ma mère — Le choix des libraires

Résumé

Frappée par une attaque cérébrale sur ses vieux jours, la mère de l'auteur perd sa langue : elle s'exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d'être incomprise. Durant toute son existence, cette commerçante, bouchère à Saint-Nicolas, bourg de la province d'Anvers, a été actrice dans une compagnie d'amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa volubilité et son sens de la repartie, combinés à un caractère bien trempé et autoritaire, faisaient d'elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable.

Tom Lanoye est un écrivain flamand très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Digne successeur de Hugo Claus et de son célèbre Chagrin des Belges, il allie un regard sarcastique sur la société flamande à une tendresse ironique et lucide. La Langue de ma mère est son premier roman traduit en français.

Le choix des libraires : choisi le 08/01/2013 par Frédéric Boillot de la librairie INTERLIGNES à LIMOURS, France

La mère de l'auteur, épouse d'un commerçant boucher-charcutier d'une bourgade de la province d'Anvers, et actrice dans une troupe d'amateurs, a été frappée d'aphasie durant les deux années précédant son décès. Pour elle, dont les réparties, les comédies, le goût de la représentation, excessive, pittoresque et drôle faisaient le bonheur et l'agacement de sa famille, de ses amis et de ses relations, c'est une perte cruellement ressentie et partagée.
Cette chronique familiale, et aussi celle d'un quartier d'une petite ville flamande, est tout à la fois truculente, émouvante, impudique, pleine d'amour et de tendresse. Les drames familiaux, la difficile fin de vie des parents de l'auteur, les différences qui auraient pu les déchirer, sont présentés avec toute leur cruauté et leur douleur, mais aussi emportés dans une ronde d'anecdotes, de souvenirs, d'émotions, sublimés par une langue pleine d'allant.

La revue de presse : Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 24 mars 2011

Traduite dans une dizaine de langues, son oeuvre s'est en effet imposée par son ironie et sa puissance d'évocation. En 2009, la parution de Sprakelos confirmait la force de cette écriture. L'impeccable version française qui nous en parvient aujourd'hui offre l'occasion de découvrir cet acteur majeur de la scène littéraire belge. Celui qui raconte est l'écrivain lui-même, omniprésent tout du long. La matière de son récit, c'est son propre roman familial, dont la mère fut la figure centrale...
Un passé familial, un temps et finalement tout un univers reviennent dans une succession de scènes à la manière des peintres flamands. Pleines de vie et de truculence, mais aussi de tristesse et de drames qui se devinent à un regard détourné, à un air absent.....
Avec une délicatesse extrême, Tom Lanoye s'avance dans le douloureux épisode, quand la perte des mots précède le lâchage du corps. Chez Josée le verbe et la chair ne faisaient qu'un. On voit alors surgir une autre beauté, plus brutale et plus désespérée, qui donne à ce très grand livre toute sa profondeur.

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