"La part du feu" de Hélène Gestern chez Arléa (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La part du feu
La part du feu — Le choix des libraires

Résumé

Ma fille aura vu l'archive d'un mouvement dont plus personne ne se souvient. Ces gens et ces événements ne sont que des abstractions pour elle. Elle ne fera jamais le lien.

À la suite d'une révélation qui la bouleverse, Laurence Emmanuel comprend que sa vie est peut-être moins simple qu'elle ne le pensait.
Elle décide d'en apprendre davantage sur le passé de ses parents. Très vite, ses recherches l'amènent sur la piste d'un militant d'extrême gauche, Guillermo Zorgen, qui a défrayé la chronique dans les années 70 avant de sombrer dans l'oubli. Qui était cet homme ? Un idéaliste dans une époque troublée ou un dangereux pyromane ?
Et surtout : quels liens entretenait-il avec les parents de Laurence ?

Au fil des témoignages, des documents, émerge le portrait contrasté d'un être énigmatique, qui a, comme une partie de sa génération, choisi d'exister par le combat. Mais au-delà, la quête de Laurence va surtout révéler les formes ardentes, et parfois destructrices, de la passion.

Hélène Gestern a vendu à ce jour 20 000 exemplaires de son premier roman Eux sur la photo.

Le choix des libraires : choisi le 15/03/2013 par Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES à VAUX-LE-PÉNIL, France

Un jour, "presque par hasard", le père de Laurence Emmanuel lui avoue un secret pesant touchant leur passé commun. Nouvelle bouleversante, inattendue quoique «Je savais depuis tout à l'heure, et sans doute depuis plus longtemps encore, ce que j'allais entendre et que j'avais préféré ignorer, tant il était facile de laisser couler le temps comme l'eau, de fermer les yeux et de croire que l'ordre des choses demeurerait immuable.». Immédiatement, Laurence Emmanuel va vouloir savoir, enquêter, fouiller le passé, partir sur les traces de quelqu'un pourtant disparu (point commun avec l'excellent «Eux sur la photo»). Rapidement, elle croise dans ce passé un homme, Guillermo Zorgen, figure de l'extrême gauche des années 70, période où le feu couvait derrière chaque engagement, mais pouvait aussi détruire quand certains le jugeaient nécessaire («... tutoyer la mort, la frôler d'aussi près que possible, dans l'espoir de la rencontrer.»). Quels liens pouvaient donc exister entre ses parents et Guillermo Zorgen et ses engagements ? Son enquête lui ouvre des avis et des voies discordantes mais révèle une période unique où les engagements, les combats, les passions s'unissaient dans des destins parfois tragiques. On est loin de l'image idyllique que certains médias tentent d'imposer aujourd'hui, et l'Etat n'était pas en reste... les violences et manipulations traversaient tous les camps ! Laurence Emmanuel saura se trouver dans ce passé, se reconstruire en ne compromettant aucunement les liens affectifs avec ses parents, «Je ne voulais plus savoir, mais comprendre, ce qui n'à rien à voir...». Hélène Gestern confirme avec ce deuxième roman envoûtant sa maîtrise de la narration, Eux sur la photo était un roman épistolaire, ici, elle entremêle avec succès le récit de coupures de journaux, de lettres, d'articles et autres manifestes politiques, les voix se multiplient mais la recherche du passé, des secrets demeurent, sans aucun essoufflement.

Le choix des libraires : choisi le 15/03/2013 par Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES à VAUX-LE-PÉNIL, France

Un jour, "presque par hasard", le père de Laurence Emmanuel lui avoue un secret pesant touchant leur passé commun. Nouvelle bouleversante, inattendue quoique «Je savais depuis tout à l'heure, et sans doute depuis plus longtemps encore, ce que j'allais entendre et que j'avais préféré ignorer, tant il était facile de laisser couler le temps comme l'eau, de fermer les yeux et de croire que l'ordre des choses demeurerait immuable.». Immédiatement, Laurence Emmanuel va vouloir savoir, enquêter, fouiller le passé, partir sur les traces de quelqu'un pourtant disparu (point commun avec l'excellent «Eux sur la photo»). Rapidement, elle croise dans ce passé un homme, Guillermo Zorgen, figure de l'extrême gauche des années 70, période où le feu couvait derrière chaque engagement, mais pouvait aussi détruire quand certains le jugeaient nécessaire («... tutoyer la mort, la frôler d'aussi près que possible, dans l'espoir de la rencontrer.»). Quels liens pouvaient donc exister entre ses parents et Guillermo Zorgen et ses engagements ? Son enquête lui ouvre des avis et des voies discordantes mais révèle une période unique où les engagements, les combats, les passions s'unissaient dans des destins parfois tragiques. On est loin de l'image idyllique que certains médias tentent d'imposer aujourd'hui, et l'Etat n'était pas en reste... les violences et manipulations traversaient tous les camps ! Laurence Emmanuel saura se trouver dans ce passé, se reconstruire en ne compromettant aucunement les liens affectifs avec ses parents, «Je ne voulais plus savoir, mais comprendre, ce qui n'à rien à voir...». Hélène Gestern confirme avec ce deuxième roman envoûtant sa maîtrise de la narration, Eux sur la photo était un roman épistolaire, ici, elle entremêle avec succès le récit de coupures de journaux, de lettres, d'articles et autres manifestes politiques, les voix se multiplient mais la recherche du passé, des secrets demeurent, sans aucun essoufflement.

Courier des auteurs le 06/03/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Quelqu'un qui écrit.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'engagement, à la fois politique et amoureux.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Notre colère a été vitale, et tous ceux qui disent le contraire sont bien plus morts que moi.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'allegro du quatuor n°8 opus 110 de Dimitri Chostakovitch.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le plaisir de raconter une histoire.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En observant la vie.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Oui. Ensuite, j'y ai renoncé. Beaucoup plus tard, j'ai renoncé à y renoncer.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Un des premiers auteurs qui m'a fascinée, même si je sais qu'il est un peu étrange de commencer par là, est Nathalie Sarraute, avec Les Fruits d'or, suivie de peu par Proust. Ensuite, dans les très grands chocs, il y a eu La Route des Flandres, de Claude Simon (lecture qu'accompagnait le sentiment d'apprendre une nouvelle langue), Anne-Marie Garat, dont je demeure vingt ans plus tard une admiratrice absolue, Les Buddenbrook, de Thomas Mann, lu sept fois, Munoz Molina et Le Royaume des voix, L'Heptaméron de Marguerite de Navarre... J'ai aussi été une lectrice passionnée de Muriel Cerf, qui est décédée l'an dernier dans l'indifférence générale, de Nabokov. Plus tard, j'ai rencontré, par ses textes, un poète extraordinaire, très mal connu, qui s'appelle Jacques Garelli et j'ai vécu un coup de foudre avec cette oeuvre, dont l'auteur est par ailleurs un philosophe de haute volée. Citer des noms en éclipse injustement d'autres : il faudrait aussi parler de Georges Perec et de Jacques Roubaud, d'Annie Ernaux et de Sebald, de Truman Capote et du jour où j'ai lu De sang-froid, de Janet Frame... Des voix essentielles, des styles, des univers, mais surtout un rapport tout puissant avec la langue. Ces gens ont décidé du reste de ma vie.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Dans l'absolu, non. En ce qui me concerne, ceux que j'ai lus m'ont fait grandir, réfléchir et comprendre. Ils m'ont donné du plaisir, des émotions et une certaine forme de confiance en l'existence. C'est inestimable.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Ce sont des lieux de vie, ni plus ni moins, dans lesquelles je passe deux ou trois fois par semaine. Étudiante un peu désargentée, je rêvais, avec mon meilleur ami, de creuser un tunnel et d'aller piller nuitamment la plus grande librairie de la ville quoique, je tiens à le souligner, je n'aie jamais volé un livre ! Je vais en librairie à peu près partout, même à l'étranger, à n'importe quelle heure, le soir ou le dimanche quand c'est ouvert, à peu près comme d'autres vont prendre leur café quotidien. C'est une dépendance, et je l'assume.
J'aime découvrir, feuilleter, observer ; garder, même si je lis peu de nouveautés, un regard attentif sur l'actualité littéraire, surtout dans le domaine autobiographique. Et puis j'aime posséder des livres Un jour, j'ai acheté, à une caisse de grande enseigne parisienne où il avait été lâchement abandonné, L'Odeur du gingembre, d'Oswald Wynd, simplement parce qu'il était beau et qu'il me faisait peine, là, tout seul et délaissé. Ce fut une de mes plus belles lectures romanesques de ces dernières années.
Je fais beaucoup trop d'achats dans les libraires, et il n'est pas rare que je confonde leur étagères avec celles de ma propre bibliothèque, tellement j'ai annexé, en pensée, cet espace comme mien ; je n'ai jamais, et c'est un peu dangereux, le sentiment de dépenser de l'argent quand j'achète un livre. Parfois, au moment des rentrées littéraires j'ai des accès de découragement : trop de livres, je n'en peux plus. Je renonce aux librairies, pendant une semaine ou deux. Mais c'est plus fort que moi, j'y retourne. Je replonge.

La revue de presse : Catherine Simon - Le Monde du 3 janvier 2013

La famille sert de trame à ce roman joliment haletant...
Hélène Gestern, dont c'est le second roman, a l'âge et le sérieux de sa narratrice - cela se sent : c'est l'un des charmes de ce polar naïf, que l'on dévore d'un trait.

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