"La tour d'arsenic" de Anne Birkefeldt Ragde chez Balland (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La tour d'arsenic
La tour d'arsenic — Le choix des libraires

Résumé

Norvège : la vieille Amalie Thygesen, dite Malie, ancienne chanteuse de cabaret à la gloire éphémère, rend son dernier souffle dans une maison de retraite. Tandis que sa petite fille, Therese, plie ses bagages sur l'instant pour rejoindre le lieu des obsèques - et se laisse prendre dans un tourbillon de souvenirs drôles, tendres, émouvants, le reste de la famille chante l'heure de la libération : débarrassés de la vieille femme fantasque au caractère trop bien dessiné, les uns et les autres vont pouvoir se jeter sur les biens immobiliers et vendre les babioles qui, pour eux, ne valent pas la peine d'être gardés.

Comprenant mal ce manque de compassion et de respect pour sa grand-mère, Therese va découvrir, au fil des objets qui ont fait la vie de Malie et des confidences récoltées, qui a été cette femme qu'elle croyait si bien connaître... Une femme que sa propre fille, Ruby, la mère de Malie, détestait cordialement, et que beaucoup craignaient. Comment peut-on susciter chez ses proches des sentiments aussi contradictoires ?

Anne Birkefeldt Ragde est née en Norvège en 1957. Auréolée des très prestigieux prix Riksmal (équivalent du Goncourt français), prix des Libraires et prix des Lecteurs pour sa "Trilogie de Neshov" publiée aux éditions Balland (90 000 exemplaires vendus), Anne Birkefeldt Ragde est une romancière à succès, déjà traduite en 15 langues, aux millions d'exemplaires vendus.

Le choix des libraires : choisi le 22/12/2012 par Marc Rauscher de la librairie BIRMANN MAJUSCULE à THONON-LES-BAINS, France

Héritée de la tradition littéraire scandinave, la saga (venant du verbe «segja» «dire, raconter») désigne un texte en prose qui retrace la vie d'une personne digne d'intérêt de sa naissance jusqu'à sa mort sans omettre de parler de ses ancêtres ou de ses descendants. C'est avec ce genre romanesque que renoue la norvégienne Anne B Ragde dans son nouveau roman la Tour d'arsenic.

La mort d'Amalie à Copenhague réunit autour d'elle ses héritiers, Ruby et Ib ses enfants et Therese sa petite-fille. Si cette dernière semble très affectée par la disparition de cette grand-mère avec qui elle était très complices, ses enfants eux se réjouissent et n'ont qu'une hâte : se débarrasser des objets ayant appartenus à celle qu'ils qualifient de «vieille sorcière». Aidée par les souvenirs se rattachant aux effets personnels d'Amalie, Therese va tenter de reconstituer le passé de celle-ci. Dés lors le récit se partage en ellipses temporelles, nous assistons d'abord à l'enfance de Ruby et d'Ibb entre un père aimant mais pusillanime et une mère tyrannique, dont la maternité a brisé les rêves de gloire théâtrale. La vie de cette famille constitue aussi une opportunité pour l'auteur pour décrire la vie quotidienne au Danemark sous l'occupation allemande en 1942. Ruby détestée par sa mère ne trouvera le bonheur qu'après avoir fuit en Norvège, mais son bonheur ne sera que
de courte durée.
Puis le récit s'attarde sur la vie de Mogens, le mari d'Amali, fils de pasteur du Jutland, qui décevra son père en refusant d'entrer en religion pour se jeter corps et âme dans sa passion pour la peinture sur porcelaine. Il tombera amoureux d'Amalie dont il supportera tous les caprices sans jamais penser à se révolter. Enfin Anne Ragde évoque la véritable héroïne du récit, Amalie elle-même. Le portrait qu'elle esquisse d'elle permet de s'en faire une image plus nuancée que celle qu'ont pu induire les souvenirs de Ruby ou de Mogens. Son enfance fut misérable, fille d'aubergiste dont le père abuse régulièrement, elle s'enfuit avec la troupe de comédiens ambulants où officie son premier amour; mais le jeune homme décédera brutalement. Gagnée par la passion du théâtre, elle entame une carrière fort prometteuse qu'une grossesse non désirée fruit d'une aventure avec un homme marié stoppera net. Dés lors, amère, rongée par les désillusions, elle épousera un homme qu'elle n'aime pas réellement et se résignera à enterrer ses rêves de gloire. En plus de magnifiques portraits tout en nuances, d'hommes et (surtout) de femmes confrontés à leur destin, Anne Ragde fait revivre dans cette fresque, presque un siècle d'histoire de la Scandinavie.

Le choix des libraires : choisi le 18/11/2011 par Isabelle Ertel de la librairie PAYOT à NYON, Suisse

Amalie Thygesen dite Malie, vient de mourir : sa fille et son fils, ainsi que sa petite-fille se rendent dans la maison familiale remplie de souvenirs pour les obsèques. Nous remontons le temps pour comprendre les réactions si contrastées à l'annonce de la mort de cette femme à la fois mère despotique et grand-mère adorable. Nous allons découvrir peu à peu, sur trois générations de femmes, l'histoire familiale de Malie la mère, Ruby la fille et Thérèse la petite-fille. Trois destins magnifiquement racontés où la puissance du drame familial exulte.

Courier des auteurs le 18/11/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Le traducteur !
Celui qui a passé le plus de temps sur ce livre après l'auteur...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La famille !
Et, plus précisément, les rapports entre trois femmes : une grand-mère tout juste décédée, détestée par sa fille (qu'elle tyrannisait) et adorée par sa petite fille (qu'elle chérissait). Le roman dévoile peu à peu le contexte familial et personnel dramatique qui a abouti à une telle situation. Un récit poignant de vérité.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Rire et pleurer en même temps, les êtres humains ne peuvent pas faire plus.»

4) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'art d'Anne B. Ragde de mêler et de démêler les destins des différents acteurs d'une telle chronique, et de tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout.

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