"La vérité est dans l'homme : les alévis de Turquie" de Erwan Kerivel chez SIGEST (Alfortville, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La vérité est dans l'homme : les alévis de Turquie
La vérité est dans l'homme : les alévis de Turquie — Le choix des libraires

Résumé

Les pays du Proche et du Moyen-Orient se sont imposés comme des données incontournables du Monde d'aujourd'hui. Malheureusement, les cultures extrêmement anciennes et riches des peuples de ces pays ne font que trop souvent l'objet d'appréciations caricaturales et sont réduites à la question de l'Islam et à un «choc des civilisations».
La Turquie n'échappe pas à ce schéma et le débat sur l'entrée de ce pays dans la Communauté Européenne a suscité une levée de boucliers largement provoquée par la crainte de voir des dizaines de millions de musulmans devenir citoyens européens.
Qui a osé alors expliquer que la Turquie est une mosaïque de peuples, qu'elle est un pays riche d'une très grande culture ancestrale, faite du métissage des différentes influences des peuples qui s'y sont un jour installés ? Qui a eu le courage de parler de ceux qui refusent l'islamisation rampante du pays, qui font de leur culture et de leur croyance un acte d'amour envers l'être humain et qui représentent, au bas mot, un quart de la population turque ? Qui connaît en Europe les Alévis ?
Après dix ans de recherches, de traductions et de séjour auprès d'eux, le livre «La Vérité est dans l'homme, les Alévis de Turquie» montre toute la richesse et la complexité de cette communauté qui a fait sienne l'adage prometteur : «le plus beau Livre à lire est l'être humain». Le lecteur y trouvera une approche sociologique, historique et philosophique de cette communauté.
Issu d'un cursus littéraire et turcophone, l'auteur est travailleur manuel dans une grande entreprise ferroviaire française. Sa motivation est de faire partager ce que lui a apporté sa rencontre avec cette culture mais aussi de montrer aux Alévis qui lui ont donné leur amitié, qu'il est possible de transmettre leur culture.

Erwan KERIVEL est né en 1972. Sa rencontre avec la communauté Alévie immigrée en France en 1990 le pousse à étudier cette culture méconnue en Europe. Devenu turcophone, il se rend plusieurs fois en Turquie et après dix ans de recherche et d'études en autodidacte sur le sujet, nous livre à travers cet ouvrage une description historique, philosophique et sociologique de cette communauté qui représente un gros quart de la population en Turquie.

Courier des auteurs le 08/02/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Passionné par la culture anatolienne depuis plus de vingt ans, à la suite d'une rencontre avec des réfugiés politiques turcs et kurdes, Erwan KERIVEL est un écrivain autodidacte de quarante ans. Ouvrier dans la sidérurgie, puis devenu cheminot, il a travaillé durant dix ans sur l'histoire, les rites et coutumes des Alévis de Turquie en se rendant à de nombreuses reprises en Anatolie à la rencontre de ceux et celles qui font de leur croyance un universel amour de l'être humain.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La Turquie a de multiples visages. Un pays à majorité musulmane. Certes. Mais un pays où un gros quart de la population défend la laïcité et la République, considère la femme comme étant l'égale de l'homme, où le petit paysan se confond avec l'artiste, où, au son du saz, cet instrument à cordes au long manche, on chante l'amour de l'être humain, représentation du divin. «Dieu est en l'homme, l'homme est en Dieu. Je me suis regardé et l'Eternel m'est apparu». De l'Ouest à l'Est de la Turquie, qu'ils soient turkmènes, turcs, kurdes ou zazas, des millions de femmes et d'hommes nous livrent un autre visage de la Turquie. Ce sont les Alévis. Mon ouvrage entend donner une description de cette communauté et de ses rites et croyances en expliquant les différentes influences philosophiques qui ont formé ce syncrétisme à travers l'histoire.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Ce serait une magnifique phrase de Haci Bektas, le saint homme vénéré pour ses paroles par les Alévis : "Quoique tu cherches, cherche-le en toi, il n'est ni à Jérusalem, ni à la Mecque, ni dans le pèlerinage".

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un air de Duduk, mon instrument préféré. Un instrument arménien qui correspond si bien à la terre anatolienne.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
J'aimerais leur faire partager que la tolérance interculturelle passe par une meilleure connaissance réciproque et que les clichés sont un obstacle à lever pour ne pas sombrer dans la méfiance et la haine de l'autre.

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