"L'emprise des femmes" de Anne Bert chez Tabou éditions (Milly-la-Forêt, Essonne)

en partenariat avec 20minutes.fr

— 

L'emprise des femmes
L'emprise des femmes — Le choix des libraires

Résumé

Si le pouvoir et l'emprise des hommes sur les femmes ont décrié la chronique dernièrement avec l'affaire DSK, il n'en reste pas moins vrai que la domination des femmes en matière de relations amoureuses et sexuelles peut, beaucoup plus discrètement, s'avérer aussi diabolique et pervers et s'exercer sur des hommes pourtant rodés à la mainmise. L'Histoire peut en témoigner depuis des siècles... et la juste lutte pour l'égalité des droits des femmes ne doit pas faire oublier qu'en matière de pouvoir, celles-ci savent être parfois aussi machiavéliques que les hommes.
L'empire des femmes à mi-chemin entre le roman et le récit, conte les rapports de force ambigus d'un homme aux affaires publiques, avec ses maîtresses. Femmes cruelles auxquelles il lui a plu de s'asservir jusque dans la plus totale des luxures. Au terme de sa vie, après avoir toute son existence oeuvré à laisser de lui une image publique d'homme fort et sage, cet homme n'a plus en tête que l'obsession de vouloir témoigner de son goût de la débauche et des jeux sexuels, de son inclination à plier l'échine et à mettre en jeu sa virilité.
Peut-être pour aspirer à la paix et se donner l'illusion de se survivre, il se confie à une femme inconnue et lui demande de mettre en pages ce qu'il n'a jamais voulu mettre au jour, en révélant combien est grand le vertige érotique de la soumission. Ainsi l'écrivaine accepte de redonner voix à ses maîtresses qui ont nourri ses vices entre guerres et trêves.

Anne Bert, née en mars 1958, d'origine bordelaise, a gardé de son enfance sans cesse bourlinguée, une certaine idée de l'éphémère, une curiosité insatiable et une capacité d'adaptation à toute épreuve. La lecture et l'écriture l'ont stabilisée tout au long de son parcours. Sans cesser d'écrire des journaux, des textes et des lettres, qu'elle n'envoie jamais et qu'elle détruit méthodiquement, elle exerce divers métiers, collabore à la constitution d'une école de musique de jazz associative pour la jeunesse, puis est nommée mandataire judiciaire à la protection des majeurs.
Depuis 2003, elle ne se consacre plus qu'à l'écriture. Sa première publication en 2009, L'eau à la bouche (Éditions Blanche) est un recueil de textes érotiques. L'érotisme est avant tout pour Anne Bert, un sujet de littérature à part entière, un chemin de la connaissance qu'elle entend poursuivre sereinement.

Courier des auteurs le 05/12/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Romancière et nouvelliste, je refuse de laisser le sexe (premier fondamental de l'individu) au rebut de la littérature, j'explore sans tabou l'intime des hommes et des femmes à tous les âges de la vie et tente de décrypter dans mes textes, qu'ils soient érotiques ou pas, ce que leurs corps et leurs jeux amoureux savent dire d'eux-mêmes et de leurs désirs de vie.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Son titre "L'emprise que les femmes" dit tout du thème. Les femmes sont aussi capables d'exercer leur emprise sur des hommes, même les plus épris de pouvoir. L'ambiguïté du plaisir pour les hommes comme pour les femmes à jouer avec la domination révèle que les femmes ne sont pas aussi faibles que l'on veut nous le faire croire. Elles entendent le revendiquer. Ce livre n'est cependant pas de registre SM.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Le partage des puissances, voilà ce que je lui propose comme condition sine qua non à notre liaison..."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Carmen

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un autre regard au-delà des idées reçues sur les jeux du sexe et du pouvoir... et sur la prétendue faiblesse des femmes. Tenter de changer la donne en affirmant comme préalable la force des femmes, égale à celle des hommes.

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires