"Le grand Coeur" de Jean-Christophe Rufin chez Gallimard (Paris, France)

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Le grand Coeur
Le grand Coeur — Le choix des libraires

Résumé

Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l'écheveau de son destin.
Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l'Orient. Avec lui, l'Europe est passée du temps des croisades à celui de l'échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d'un côté et palais Renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu.
Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune.
Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l'Histoire de France, disparue à vingt-huit ans.
Son nom est Jacques Coeur.
Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d'une biographie et le charme mélancolique des confessions.

Jean-Christophe Rufin, médecin, voyageur, écrivain, est l'auteur de romans désormais classiques, tels que L'Abyssin, Globalia ou Rouge Brésil, prix Concourt 2001.

La revue de presse : Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 1er avril 2012

Le châteaupalais de Jacques Coeur, médiéval d'un côté, Renaissance de l'autre, comme les deux visages de Janus, a toujours fasciné le jeune Rufin. Lui qui n'a cessé, comme médecin et diplomate, de sillonner le monde ne pouvait qu'être admiratif de l'extraordinaire carrière d'un fils de pelletier, devenu l'argentier du royaume après avoir acquis l'idée sur place que l'Orient ne devait plus être une terre de croisade mais de négoce. Coeur et Rufin sont deux courageux globe-trotters convaincus que l'autre, si éloigné soit-il, a besoin comme eux de paix et de respect. C'est pourquoi la vie romancée de Coeur par Rufin est autant l'autoportrait de celui-ci que la biographie de celui-là...
Je rassure les lecteurs de romans historiques et de Rufin : le coeur de Jacques a aussi battu très fort. Pour deux femmes, la jeune Macé, qu'il a épousée, et la très belle Agnès Sorel, déjà la maîtresse du roi, immortalisée par un célèbre tableau de Jean Fouquet. De sorte que Le Grand Coeur mêle avec habileté et efficacité la politique, les affaires, les voyages et l'amour. Tout cela écrit dans une élégante prose classique dont Jean-Christophe Rufin a depuis longtemps la maîtrise.

La revue de presse : Josyane Savigneau - Le Monde du 12 juillet 2012

Jean-Christophe Rufin se sentait une dette à l'égard de Jacques Coeur. Il a passé son enfance à Bourges, où se trouve le palais de Jacques Coeur, et aussi sa maison natale, proche de celle où Rufin est né. De cette maison modeste au somptueux palais, on peut mesurer " l'extraordinaire destin de cet homme ". Jacques Coeur a fait rêver Rufin et Rufin a voulu à son tour le rêver, devenir lui, pour lui rendre son humanité. Même si l'on ne s'est jamais intéressé à Jacques Coeur, on s'embarque pour le voyage. On se retrouve à Beyrouth, à Damas, on revient en France, on fréquente Charles VII, on est fou amoureux de la belle Agnès Sorel, puis on connaît la disgrâce, on se retrouve en prison, on s'évade, et à Chios commence le récit qu'on vient de lire.

La revue de presse : Corinne Renou-Nativel - La Croix du 23 mai 2012

La biographie inspirée de Jacques Coeur, entre ascension, grandeur et chute...
Riche et dense, ce récit plein de souffle prend la forme de souvenirs, avec ce qu'ils supposent de regrets et de distance apaisée. Il entraîne sur les rives de l'intimité, de la psychologie la plus fine des rapports humains, tout comme sur celles de l'analyse d'une période charnière, de ses enjeux politiques et économiques. On n'en sera guère surpris : Jean-Christophe Rufin excelle dans l'observation des relations de pouvoir, des rapports de force et rappelle les dangers que recèle la fréquentation des puissants.

La revue de presse : Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 12 avril 2012

Cette fois, l'ancien prix Goncourt (avec «Rouge Brésil») a juré de nous émouvoir avec l'histoire d'un richissime négociant, supposé affairiste et intrigant, l'argentier en personne du roi Charles VII : l'illustre Jacques Coeur...
C'est pourtant un seigneur, le plus sympathique de tous, qui se révèle ici et la mauvaise réputation que lui a fait sa fortune ne lui aura servi qu'à masquer sa vraie nature. Jacques Coeur, né dans le peuple, était un coureur de chimères, un nomade, un égaré qui s'était trompé de destin. Jean- Christophe Rufin, natif de Bourges comme son héros, s'est engouffré avec un bonheur rare dans l'ignorance où l'Histoire, obsédée par le pouvoir et ses comptages, a laissé périr cette belle figure d'aventurier sauvage et libre. Magistrale revanche, et de grand style.

La revue de presse : Christophe Ono-dit-Biot - Le Point du 5 avril 2012

Un homme dont on n'imagine pas le spectre existentiel et le rapport intime à l'exotisme : à l'heure où les derniers Francs de Syrie macèrent dans leur cotte de mailles, son palais berrichon possède un hammam. Un homme dont Rufin restitue le destin hors norme dans un roman chatoyant et sensuel qui vous enveloppe comme les couvertures en ventres d'écureuil confectionnées par maître Coeur...
Car il l'écrit lui-même dans la postface : Coeur, c'est le modèle de Rufin, grandi à Bourges dans une maison qui jouxtait son palais, dont l'enfant Jean-Christophe caressait les ferronneries pour sentir, par-delà les siècles, la tiédeur de la main de Coeur. "Pendant mon enfance rude et grise, il fut celui qui me montrait la voie, qui témoignait de la puissance des rêves et de l'existence d'un ailleurs de raffinement et de soleil." Ce soleil fixé à jamais dans le pelage du léopard que Rufin, exote en habit vert, s'est efforcé, à son tour, de devenir.

La revue de presse : Delphine Peras - Lire, avril 2012

L'écrivain est fasciné par cette figure mythique du Moyen Age, au parcours aussi savoureux que tumultueux...
C'est en effet à cette personnalité du Moyen Age, née vers 1400 à Bourges, que Jean-Christophe Rufin -originaire de la même ville et fasciné depuis l'enfance par cette figure mythique- consacre son nouveau roman, avec toute la liberté que le genre lui confère. De ses fonctions d'"argentier" du roi à son amour fou pour Agnès Sorel, de vingt ans sa cadette, "Messire Coeur" évoque dans le détail sa vie édifiante, passionnante, tourmentée -un peu trop dans le détail du reste, d'où quelques longueurs. Mais le romancier sait y faire pour appâter son lecteur et lui servir une tranche d'histoire de France aussi savoureuse que tumultueuse.

La revue de presse : François Busnel - L'Express, avril 2012

Jean-Christophe Rufin vient de retrouver sa verve et son panache, celui du grand romancier populaire qui, de L'Abyssin à Rouge Brésil, enchanta ses lecteurs. Son nouveau roman est à la fois une odyssée chevaleresque et une brillante réflexion sur le pouvoir...
Le Grand Coeur est donc le roman de l'ambition. Non celle, vulgaire et trop peu romanesque, qui conduit à tout faire pour devenir riche et puissant, mais celle, beaucoup plus subtile, qui mène l'homme de peu à devenir meilleur...
Coeur fut longtemps calomnié, pris pour un intrigant devenu argentier du roi pour mieux entasser une fortune et saigner le royaume. La réalité ? Il préfigure la Renaissance.

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