"Sarkozy et la presse : histoire d'un désamour" de Hélène Pilichowski chez Lattès (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Sarkozy et la presse : histoire d'un désamour
Sarkozy et la presse : histoire d'un désamour — Le choix des libraires

Résumé

C'était l'homme providentiel, celui qui allait changer la République. En cinq ans, le chef de l'État est devenu la cible privilégiée des médias. Jamais la presse n'avait connu pareil revirement à l'égard d'une personnalité politique. Avant d'accéder à l'Élysée, Nicolas Sarkozy avait su séduire les journalistes par des liens de proximité inédits. Aujourd'hui, il est le président le plus malmené par le quatrième pouvoir.
Répertoriant et analysant attentivement les publications du quinquennat, dialoguant avec certains de leurs auteurs, Hélène Pilichowski porte un regard ironique plein d'acuité sur l'image désastreuse d'un président étrillé par les commentateurs : l'usurpateur, le bling-bling, le raciste, le flic, le voyou, l'inconstant... Avec brio, elle décrit les effets dévastateurs d'un dénigrement quasi général par l'élite bien-pensante.
Si Nicolas Sarkozy l'emporte de nouveau e 2012, ce sera malgré ce combat contre ceux qu croyait tenir.

Après avoir enseigné la philosophie, Hélène Pilichowsk est devenue journaliste. Longtemps grand reporter en charge de l'économie puis de la politique au Dauphiné libéré, elle intervient aujourd'hui sur la Chaîne parlementaire, LCI et France Info.

La revue de presse : Annette Lévy-Willard - Libération du 9 février 2012

Nous nous sommes tant aimés... Mais était-ce vraiment de l'amour ? La journaliste Hélène Pilichowski qui couvre le monde politique depuis longtemps - correspondante à Paris pour le Dauphiné libéré, puis aujourd'hui sur LCI, France Info, et la chaîne parlementaire - explique qu'au début, entre la presse et Nicolas Sarkozy, c'était de l'amour. C'est-à-dire quand le futur président n'était encore que ministre, candidat iconoclaste, jeune espoir d'un vieux RPR...
La journaliste date la déception aux premiers jours de son élection : le Fouquet's des ultrariches, la balade sur le yacht de Bolloré. Comme dans tous les divorces, la responsabilité est partagée, il fait des erreurs, du Kärcher aux Roms en passant par «casse-toi, pauvre con !». Mais on sent que Pilichowski trouve exagérée, la «diabolisation» du personnage, pensant même qu'il pourrait séduire à nouveau cette presse volatile.

La revue de presse : Raphaëlle Bacqué - Le Monde du 5 avril 2012

Les relations n'auront pas été simples. Entre Nicolas Sarkozy et la presse, l'histoire aura toujours balancé entre la fascination et la franche hostilité. Entre la volonté d'affronter le pouvoir et le désir de plier devant lui. Entre la nécessité de vendre des journaux et celle de respecter les nuances... Ce n'était donc pas une mince affaire que de recenser et d'analyser les flatteries et les avanies qui n'ont cessé de nourrir les relations entre le président et les médias, ces dix dernières années...
"Après l'adulation quasi collective, écrit-elle, ce fut la diabolisation générale." Mais elle fait aussi le constat qu'au fond jamais celui qui se targuait d'être le meilleur des communicants, celui que l'on soupçonnait d'un storytelling continuel, n'est parvenu à "tenir la presse". Et c'est, d'une certaine façon, la plus réconfortante des conclusions.

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