"Ma guerre d'Espagne : brigades internationales : la fin d'un mythe" de Sygmunt Stein chez Seuil (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Ma guerre d'Espagne : brigades internationales : la fin d'un mythe
Ma guerre d'Espagne : brigades internationales : la fin d'un mythe — Le choix des libraires

Résumé

Pour beaucoup, le mythe des Brigades internationales reste aujourd'hui encore intact. Et pourtant, derrière l'aventure héroïque de milliers de volontaires venus de tous les pays au secours de la République espagnole, se cache une autre vérité, déconcertante et douloureuse, que révèle ce témoignage sauvé de l'oubli.
Sygmunt Stein, militant communiste juif en Tchécoslovaquie, bouleversé par les procès de Moscou qui ébranlent sa foi révolutionnaire, va chercher en Espagne l'étincelle qui ranimera ses idéaux. Mais arrivé à Albacete, siège des Brigades internationales, il se voit nommé commissaire de la propagande, poste où il découvre jour après jour l'étendue de l'imposture stalinienne. Très vite, la réalité s'impose à lui : «La Russie craignait d'avoir une république démocratique victorieuse en Europe occidentale, et sabotait pour cette raison le duel sanglant entre les forces démocratiques et le fascisme.» Tout ce qu'il croyait combattre dans le franquisme, à commencer par l'antisémitisme, il le retrouve dans son propre camp. La déception est à la mesure de l'espoir qui l'avait mené en Espagne : immense. Affecté par la suite à la compagnie juive Botwin, il sera envoyé au front pour servir de chair à canon. Des exécutions arbitraires du «boucher d'Albacete», André Marty, aux banquets orgiaques des commissaires politiques, en passant par les mensonges meurtriers de la propagande soviétique, Sygmunt Stein dénonce violemment dans son livre, écrit en yiddish dans les années 1950, et resté inédit en français, la légende dorée des Brigades internationales.

Le choix des libraires : choisi le 01/08/2012 par Laurent Lebourg de la librairie PRIVAT-CHAPITRE à PERPIGNAN, France

Mémoires désabusées d'un ancien brigadiste international écrites vingt ans après les faits, sous le signe de l'amertume, du remord et de la culpabilité. En 1937, des milliers de volontaires provenant de toute l'Europe se retrouvent en Espagne pour défendre la jeune république. Sygmunt Stein, un communiste juif originaire de Pologne est embrigadé malgré lui comme commissaire politique alors qu'il rêvait de combattre le Franquisme les armes à la main. Il réalise progressivement que les purges staliniennes s'exportent dans le camp républicain, contribuant à créer une ambiance de mortelle suspicion. Il relate notamment les nombreux crimes d'André Marty son supérieur hiérarchique, plus connu sous le surnom de boucher d'Albacète. Lorsqu'il parvient enfin à rejoindre le front, son baptême de feu se résume à une hécatombe ubuesque où certains de ses camarades partent à l'assaut sans armes, la consigne officielle étant de les arracher des mains de l'adversaire ! Un récit inédit apportant un regard neuf sur la guerre d'Espagne et dévoilant la part sombre de la croisade républicaine.

La revue de presse : Nicolas Weill - Le Monde du 14 juin 2012

La mythologie du communisme ressemble à un vaste champ de ruines. Pourtant, une légende a obstinément résisté à l'ouverture des archives et au verdict de l'histoire, celle des Brigades internationales. Ces dizaines de milliers de volontaires, qui ont convergé du monde entier vers l'Espagne républicaine pour combattre les rebelles nationalistes menés par Franco de 1936 à 1938, continuent à représenter le fleuron de la lutte antifasciste...
Tout en faisant payer au prix fort les munitions démodées qu'il envoie avec parcimonie au camp républicain, Moscou a expédié en guise de combattants toute une armada de commissaires politiques et de tueurs du NKVD. Les Brigades internationales participent ainsi à l'écrasement, en Catalogne, au mois de mai 1937, de la gauche dissidente du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) et des anarchistes. Pour Stein, les Brigades ont surtout été " la Légion étrangère de Staline qui s'apprêtait à asservir le peuple espagnol " ; le POUM serait mort de l'avoir compris...
Ce récit est exceptionnel parce qu'il vient de l'intérieur même de l'appareil. Même si cet étalage d'amertume doit être lu avec prudence, il constitue un nécessaire exercice de désillusion.

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