"Promenons-nous dans les bois" de Bill Bryson chez Payot (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Promenons-nous dans les bois
Promenons-nous dans les bois — Le choix des libraires

Résumé

Rentré aux États-Unis après des années d'absence, le désopilant Bill Bryson a redécouvert ses concitoyens et les a décrits dans American Rigolos ; mais il a aussi voulu faire un retour à la nature en s'attaquant à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie.

Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d'école, Stephen Katz, l'un des personnages de Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950. Le problème, c'est que Katz préfère regarder des épisodes d'X-Files dans les motels. L'autre problème, c'est qu'en se promenant dans les bois on risque de croiser, comme dans la série de science fiction, d'étranges créatures qui n'ont pas l'humour de l'auteur : des ours ou, pis, d'autres randonneurs, sans oublier les plantes toxiques qui vous rendent plus vert qu'un Martien.

La littérature à la Bryson a pour immense avantage de ne pas endormir le lecteur en chemin. «Jamais un bouquin ne m'a fait autant rire !» s'est exclamé Robert Redford, qui l'a élu comme livre de chevet.

Le choix des libraires : choisi le 22/08/2012 par Martine Borderie de la librairie MOLLAT à BORDEAUX, France

Qui n'a jamais lu un livre de Bill Bryson a vraiment manqué une occasion de rire !

Découvert par les lecteurs français grâce à ses recueils de chroniques, notamment celui sur les États-Unis (American Rigolos) et celui sur l'Australie (Nos voisins du dessous), ce lointain héritier d'écrivains chroniqueurs dans la veine de Robert Benchley s'est enfin décidé à récidiver, et ce pour le plus grand bonheur de nos zygomatiques, qui se voient enfin tirés de leur ennuyeuse léthargie !

Récit d'une randonnée épique sur le fameux Appalachan Trail, un sentier qui traverse le Nord-Est des États-Unis sur quelques 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie, Promenons-nous dans les bois se présente une fois de plus comme une aventure autobiographique. Animé par un fort désir de retour à la nature, notre héros commence avant tout par chercher un compagnon pour mener à bien son projet. Sa femme n'étant pas particulièrement motivée par l'idée, il retrouve la trace de Katz, un ancien camarade de classe. C'est ainsi que, affublé d'un acolyte dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas des plus adaptés à ce genre d'exercice (ni même à la moindre forme d'exercice), Bill se lance dans cette aventure qui s'avérera profondément mémorable. Entre les descriptions particulièrement savoureuses de cet archétype du «beauf» bien en chair, un véritable estomac sur pattes qui a préféré bourrer son sac à dos de charcuterie au lieu d'emporter les provisions indiquées, pour finalement jeter le tout dans la nature afin d'alléger ledit sac, la galerie de personnages hauts en couleurs qu'il leur est donné de rencontrer et la menace omniprésente des ursidés, ce livre regorge d'anecdotes loufoques dont la lecture ne pourra que vous faire hurler de rire.

Volontiers comparés à Don Quichotte et à son compagnon Sancho Panzo, Bill et Katz sont aussi mal assortis que les deux alpinistes mis en scène par Ludwig Hohl dans son superbe roman Ascension, l'humour en plus. C'est ainsi que ce livre devrait plaire sans conteste aux amateurs de randonnée, aux adeptes de mésaventures mêlant énergumènes de l'espèce humaine et animale, comme Kenneth Cook en a par ailleurs le secret, ainsi qu'à tous ceux qui ont envie de se laisser porter par la lecture d'une aventure rocambolesque à souhait.

Le choix des libraires : choisi le 03/05/2012 par Laurent Lebourg de la librairie PRIVAT-CHAPITRE à PERPIGNAN, France

Une petite ballade dans une forêt longue de 3.500 kilomètres, cela vous tente ? L'écrivain Bill Brysen a la soudaine envie de traverser à pieds toute la chaîne des Appalaches. Au royaume de l'automobile, ce genre d'activité a vite fait de vous classer dans la catégorie des individus suspects. L'autre souci c'est qu'il vient de lire juste avant son départ un livre recensant cliniquement toutes les attaques d'ours dans la région depuis Mathusalem. Ajoutez à cela que l'honnête citadin motivé de marcher sur les pas de Thoreau a également l'angoisse de rencontrer des ruraux dégénérés tout droit sortis du film Délivrance. Je vous laisse imaginer les scénarios catastrophe défilant dans sa tête ! Il lui faut donc à tout prix un compagnon de voyage, mais les volontaires ne se pressent pas. Finalement, un vieil ami d'enfance au parcours chaotique et sortant tout juste de prison se présente à l'appel avec un sac à dos bourré de Snickers, le genre de douceurs dont les ours raffolent ? L'auteur vient de trouver enfin son boulet, devrions-nous dire l'enclume qu'il va devoir trainer tout le long de son voyage de rêve.
Suivre les pérégrinations d'un randonneur amateur et masochiste, vous allez me dire qu'il n'y a pas matière à s'extasier et encore moins à plaisanter. Pourtant, rarement récit de voyage ne m'avait autant fait rire. Je ne sais pas quel est son secret, mais l'auteur devrait songer à en donner des cours du soir ! Avec un tel antidote contre la morosité, l'on ne pourra plus médire que les Américains n'ont pas le sens de l'humour.

La revue de presse : Tristan Savin - Lire, avril 2012

Sous l'hilarant périple de deux quadragénaires, une satire de l'Amérique...
Le voyage, contre nature (à l'âge où l'on ne fait plus d'exercice), accompli avec un ami d'enfance, accro aux barres chocolatées et aux séries télévisées, rappellerait presque Don Quichotte. Avec un sac à dos en guise de Rossinante, la phobie des attaques d'ours noirs à la place de celle des moulins, le gourmand Stephen Katz (qui souffle comme un phoque, rouspète à chaque caillou) dans le rôle de Sancho Pança...
Robert Redford ne s'y est pas trompé : il a acheté les droits de ce road-movie sans voiture, et rêve de jouer le rôle de notre désopilant trublion de la rando

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