"La Capitana" de Elsa Osorio chez Métailié (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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La Capitana
La Capitana — Le choix des libraires

Résumé

Il y a des vies qui sont des romans qu'aucun romancier n'ose-I rait écrire par crainte d'être taxé d'invraisemblance.
Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets. À partir de ces notes, des rencontres avec ceux qui l'ont connue, des recoupements de l'Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n'être qu'une biographie en littérature.
Mika a lutté pour l'égalité, la justice et la liberté. À Paris, elle a participé, avec son mari, au mouvement intellectuel dans les années 30. Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés le nazisme et les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme. Enfin ils ont rejoint les milices du POUM dans la guerre civile en Espagne.
Dans des circonstances dramatiques, elle, qui ne sait rien des armes et des stratégies militaires, se retrouve à la tête d'une milice. Son charisme, son intelligence des autres, sa capacité à prendre les décisions la rendent indispensable et ce sont les miliciens eux-mêmes qui la nomment capitaine. Poursuivie par les fascistes, persécutée par les staliniens, emprisonnée, elle sera sauvée par les hommes qu'elle a commandés. Elle a fini sa vie d'inlassable militante à Paris en 1992. Elsa Osorio, portée par ce personnage hors du commun, écrit un roman d'amour passionné et une quête intellectuelle exigeante en mettant en oeuvre tout son savoir-faire et son talent littéraire pour combler les trous de l'Histoire.

Elsa Osorio est née à Buenos Aires en 1952 où elle vit actuellement. Elle est l'auteur de Luz ou le temps sauvage, Tango et Sept nuits d'insomnie, tous publiés aux Éditions Métailié. Ses romans sont traduits en 18 langues.

Le choix des libraires : choisi le 17/09/2013 par Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES à VAUX-LE-PÉNIL, France

«La Capitana» narre la vie exceptionnelle et romanesque de Micaela Feldman de Etchebéhère, de la Patagonie à Paris et Berlin, en passant par la guerre d'Espagne, remarquable destin, vie aventureuse et amoureuse hors du commun. Mais également vie engagée, avec son compagnon, cette femme a toujours été aux côtés de ceux qui souffraient et luttaient, il y a chez elle une dimension humaine singulière, tous les hommes, ici et ailleurs, doivent être libres et elle ne cessera avec son mari de se battre physiquement et intellectuellement pour. A Paris dans les mouvements intellectuels des années 30, à Berlin auprès des ouvriers allemands, puis enfin, chassés par le nazisme, ils rejoindront la lutte contre Franco et les milices du Poum. Sans expérience militaire, elle prendra pourtant la tête d'une milice, les hommes aguerris l'admirent, la respectent et lui accordent leur confiance sans aucune retenue. Mais ce récit est aussi celui d'un couple, qui se construit au gré des luttes, des idées et convictions partagées et défendues, des rencontres fortuites. Roman historique, roman d'aventures, portrait d'une femme exceptionnelle libre, amoureuse et engagée qui a constamment cru en un monde meilleur et juste et d'une vie militante désintéressée, ce texte émouvant vous plonge au coeur de l'histoire tumultueuse du XXème.

La revue de presse : Marie-José Sirach - L'Humanité du 20 mars 2014

Elsa Osorio, à travers la figure de Mica Feldman Etchebéhère, brosse le portrait d'une figure révolutionnaire et intellectuelle marquante et dévoile un pan mouvementé de son pays...
Sa Capitana raconte la vie de Micaela Feldman Etchebéhère née en 1902 dans la province de Santa Fe, après que ses parents ont fui les pogroms en Russie. À Rosario, elle rejoint le mouvement anarchiste...
Amie de Cortázar, d'Alfonsina Storni, d'André Breton, de Copi, elle est une de ces figures mythiques révolutionnaires un peu oubliées... Le combat contre l'oubli, l'amnésie est justement celui d'Elsa Osorio. Avec la même rigueur intellectuelle, une plume vive qui réinvente à chaque instant la construction narrative classique. « Le monde devient obscène », dit Mica à Cortazar. « Je dirais que le monde a revêtu un masque de respectabilité absolu », précise Osorio. C'est pour lever ce voile qu'elle écrit aussi.

La revue de presse : Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 4 juillet 2013

Bien que d'une rare cohérence intellectuelle, l'itinéraire de Micaela Feldman de Etchebéhère, figure méconnue de l'Histoire, ressemble à un tourbillon...
Comment recréer l'atmosphère d'une vie enfiévrée, rendre justice à une femme charismatique sans tomber dans l'hagiographie ? En transformant une biographie en roman, grâce à un subtil tressage de chapitres qui défient la chronologie et créent un perpétuel mouvement. Exaltant et passionné, ce livre ressuscite une magnifique Indignée.

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