"Bois Sauvage" de Jesmyn Ward chez Belfond (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Bois Sauvage
Bois Sauvage — Le choix des libraires

Résumé

Bois Sauvage, Mississippi, en 2005.
Depuis que sa mère est morte en couches, Esch, quatorze ans, s'occupe des hommes de sa famille : son père Claude, ses deux aînés, Randall et Skeetah, et Junior, le petit dernier. Esch a du mal à trouver sa place : elle couche avec les copains de ses frères pour leur faire plaisir mais c'est de Manny qu'elle est amoureuse. Et dont elle est enceinte.
À qui le dire ? Skeetah n'a d'yeux que pour China, son pitbull adoré qui vient d'avoir une portée de chiots ; Randall s'entraîne pour le match de basket qui pourrait lui valoir une bourse sportive et Junior traîne dans ses pattes, en quête d'un peu d'attention. Quant à leur père, il tombe régulièrement dans la bière pour oublier qu'il est seul. Alors Esch se réfugie dans son livre favori, sur la mythologie grecque, et fait des rêves où sa mère prend les traits de Médée. Et les journaux annoncent l'arrivée imminente d'une tempête.
Violence et tendresse rythment l'émouvante chronique familiale et sociale que nous livrent Jesmyn Ward et sa jeune narratrice adolescente. Bois Sauvage marque ainsi l'arrivée d'une nouvelle voix de la littérature américaine, à la fois lyrique et naturaliste, délicate et puissante, saluée d'emblée par le prestigieux National Book Award 2011.

«Une histoire rude, violente, intense, sur le combat d'une famille afro-américaine pour sa survie, dans les jours précédant l'arrivée de Katrina ; une oeuvre bouleversante qui élève son auteur au rang des grands maîtres de la littérature du Sud, Flannery O'Connor, Harper Lee et William Faulkner en tête. Électrifiant, enthousiasmant, impressionnant.»
City Beat

«La furie de la tempête laisse place à une forme de rédemption, vision périlleuse que Jesmyn Ward restitue de main de maître. Un roman magnifique, superbement réalisé, profondément sudiste et qui touche pourtant à l'universel.»
Kirkus Reviews

«Dès la première scène, viscérale et lyrique, ce livre m'a happée au point que je craignais de le poser, de peur d'en briser la magie. Ce qui serait tout bonnement impensable, tant le talent de son auteur est immense.»
Laura Kasischke

Jesmyn Ward, trente-cinq ans, est née à DeLisIe, dans l'État du Mississippi, et vit aujourd'hui en Alabama. Elle est issue d'une famille nombreuse, dont elle fut la première à bénéficier d'une bourse pour l'université. Son premier roman, Where the Line Bleeds (à paraître chez Belfond en 2013) lui a valu d'être remarquée par la critique américaine. Mais c'est avec Bois Sauvage qu'elle va rencontrer la reconnaissance internationale en remportant le National Book Award 2011, récompense littéraire suprême aux États-Unis.

Le choix des libraires : choisi le 27/08/2012 par Isabelle Ertel de la librairie PAYOT à NYON, Suisse

Esch, une adolescente vit avec son père alcoolique et ses trois frères dans le Mississippi, et tous s'entraident comme ils le peuvent sans jamais se plaindre. Ils sont poussés par leur père à se préparer à l'arrivée d un ouragan. Il viendra et ce sera le terrible Katrina. Une histoire pétrifiante de noirceur où un ouragan peut être attendu comme salvateur.

La revue de presse : Hubert Artus - Lire, octobre 2012

Lauréat du National Book Award l'an dernier, Bois Sauvage, de Jesmyn Ward, est une grande chronique familiale et sociale...
Narré par cette jeune fille forcée de devenir femme avant l'âge, ce roman est porté par un style simple et direct, sans effet de manche...
La grande trouvaille de Jesmyn Ward est l'obsession de sa narratrice pour la tragédie grecque et la figure de Médée. Une obsession qui grandit à mesure que Katrina approche. Comme Médée, Katrina est venue pour tuer... L'ouragan devient le personnage principal d'un livre dont les échos, aussi sociaux que mythologiques, en font un des romans remarquables de cette rentrée.

La revue de presse : Nils C. Ahl - Le Monde du 30 août 2012

Vainqueur inattendu du National Book Award en 2011, Bois Sauvage est le deuxième roman de Jesmyn Ward, 35 ans, originaire du Mississippi. Sa peinture du Sud des Etats-Unis est rageuse. Son pinceau brosse le triptyque sans espoir d'une jeune fille, d'une famille et d'un ouragan. Un tout petit peu moins de talent, et Bois Sauvage aurait été une caricature. Un Faulkner à grandes eaux. Mais Jesmyn Ward a le sens de l'équilibre. Sa progression est élégante, maîtrisée, sobre. Ses chapitres sont portés par un lyrisme sûr et puissant. Chaque détail se justifie, chaque ligne de dialogue répond à l'intrigue. Sa composition est remarquable...
Bois Sauvage n'est cependant pas qu'un récit de l'après-ouragan, à l'image de Zeitoun, de Dave Eggers (Gallimard, 2012). Katrina est finalement une formidable péripétie, comme la guerre de Troie. Un symbole qu'Esch explique à l'avant-dernier chapitre du livre : " Dans la Grèce antique, pour tous les héros, (...) l'eau signifiait la mort. " Katrina est Médée. Comme la chienne China, elle dévore ses enfants, en commençant par les plus vulnérables. " Le Golfe est noir et la terre brulée par le sel. " Après l'ouragan, " dans ce curieux silence sans insecte ", chez les Batiste, la vie continue comme elle peut - et elle en vaut bien la peine.

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