"Les aventures du capitaine Alatriste. Volume 7, Le pont des assassins" de Arturo Pérez-Reverte chez Seuil (Paris, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Les aventures du capitaine Alatriste t.7 ; le pont des assassins
Les aventures du capitaine Alatriste t.7 ; le pont des assassins — Le choix des libraires

Résumé

A peine débarqués à Naples après de durs combats contre les Turcs à bord de la Mulâtre, le Capitaine Alatriste et le jeune Iñigo Balboa se voient confier une mission périlleuse, pour ne pas dire impossible. L'Espagne, qui possède en Italie le Royaume de Naples, la Sardaigne, la Sicile et l'État de Milan, se sent gravement menacée par les États pontificaux et la République de Venise. Francisco de Quevedo, envoyé du roi Philippe IV, charge le capitaine de prendre part à une conjuration pour assassiner le doge pendant la messe de Noël et imposer par la force un gouvernement favorable à la cour du roi catholique. Parmi les conjurés, les amis du capitaine, Sebastian Coppons et le Maure Gurriato, mais aussi le plus terrible de ses ennemis, Gualterio Malatesta, avec qui Alatriste sera bien obligé de s'entendre. Le temps de la mission, du moins. En cet hiver 1627, c'est une Venise enneigée qui surgit, avec ses soldats, ses boutiquiers, son petit peuple, ses dangers et ses complots, accompagnant les personnages du roman et le lecteur qui se promène dans le livre et dans l'époque, fasciné par la ville que la plume d'Arturo Pérez Reverte rend somptueusement vivante. La recréation de la langue de l'époque et du vocabulaire espagnol mâtiné d'italien n'est pas la moindre des prouesses de ce septième épisode des Aventures du Capitaine Alatriste, sans doute l'un des meilleurs.

Arturo Pérez-Reverte est né à Cartagena, Espagne, en 1951. Licencié en Sciences politiques et en journalisme, il a travaillé longtemps comme grand reporter et correspondant de guerre pour la télévision espagnole, notamment pendant la crise du Golfe et en Bosnie. Ses romans sont des succès mondiaux, et plusieurs d'entre eux ont été portés à l'écran. Il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia de Letras.

La revue de presse : Bruno Frappat - La Croix du 19 décembre 2012

Arturo Pérez-Reverte est devenu l'«Alexandre Dumas espagnol» parce qu'il aimait raconter des histoires à sa fille. Pour la faire rêver et s'amuser lui-même. Il ne pouvait pas prévoir que ce jeu le conduirait à publier, depuis une quinzaine d'années, avec ses Aventures du capitaine Alatriste, des best-sellers rayonnant bien au-delà de l'Espagne...
Plaisir de la langue, plaisir de la rencontre avec des personnages qui ne sont pas faits d'un bloc mais plutôt des soldats philosophes, remâchant sans cesse leur passé, insoucieux de leur survie, parfois tenaillés de scrupules quand des violences qu'ils pourraient commettre assaillent leur conscience. L'un des éléments les plus passionnants de ce récit, sur le plan psychologique, concerne les rapports entre deux ennemis contraints de s'allier momentanément : le capitaine Alatriste et l'ignoble Italien Gualterio Malatesta, qui fut naguère convaincu d'avoir voulu assassiner Philippe IV mais fut récupéré comme traître utile.....
Le héros principal du roman est cependant une ville : Venise. Une ville transpercée d'humidité glauque, sous la neige d'un hiver glacial, se réchauffant dans des auberges suspectes que l'on rejoint en traversant des ponts glissants et des venelles où s'agglutinent des prostituées de partout venues.

La revue de presse : Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 1er novembre 2012

Si l'on retrouve avec jubilation la verve à la Dumas de l'écrivain, on est ébloui par l'évocation d'une faune urbaine et par la langue qui joue d'un espagnol archaïque, mâtiné d'italien.

La revue de presse : Bruno Corty - Le Figaro du 18 octobre 2012

Septième volet des aventures du capitaine Alatriste, soldat désabusé mais toujours fidèle à la couronne espagnole. Sa dernière mission, quasi impossible : éliminer le doge de Venise. En 2003, la Real Academia Espanola de las Letras accueillait en son sein Arturo Pérez-Reverte, auteur de romans d'aventures de belle facture comme Le Maître d'escrime ou Le Club Dumas. À ceux qui s'étonnaient du recrutement d'un écrivain au si large public, l'institution fit répondre qu'elle ne pouvait commettre l'erreur de sa cousine française qui, en son temps, avait refusé d'admettre Alexandre Dumas !...
Pérez-Reverte nous montre Venise à quelques heures de Noël et de l'assassinat programmé du doge. Le danger est partout, les espions pullulent, les femmes sont redoutables et le piège tendu au capitaine et à ses hommes est sur le point de se refermer. Le lecteur français qui attendait depuis quatre ans un «nouvel Alatriste» sera comblé.

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