"1Q84. Volume 2, Juillet-septembre (Documents sonores)" de Haruki Murakami chez Audiolib (Vanves, France)

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1Q84. Volume 2, Juillet-septembre (Documents sonores)
1Q84. Volume 2, Juillet-septembre (Documents sonores) — Le choix des libraires

Résumé

Texte intégral lu par Maia Baran et Emmanuel Dekoninck

Traduit du japonais par Hélène Morita
Avec la collaboration de Yôko Miyamoto

Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre.
Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84. Certaines questions ont trouvé leur réponse. D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ? Ceux qui s'aiment ne sont jamais seuls. Le destin de Tengo et d'Aomamé est en marche.

Avec un plaisir de lecture garanti sur plus de mille pages : le magicien des lettres japonaises, (...) livre là son chef d'oeuvre...
Thierry Deransart - LE FIGARO MAGAZINE

Courier des auteurs le 18/10/2012

Les réponses d'Hélène Morita, traductrice de Haruki Murakami

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis née en Algérie, de ce fait ouverte / confrontée dès l'enfance à une culture autre, à une écriture autre. Par un transfert de passion, en quelque sorte, je me suis profondément passionnée pour "le Japon" et ses cultures (toutes : la traditionnelle, et les contemporaines) dès mon plus jeune âge (7,8 ans). J'avais décidé que j'irais vivre et travailler dans ce pays, ce que j'ai fait, durant une dizaine d'années, comme professeur de langue et de littérature françaises. Puis, peu à peu, j'ai découvert, en langue originale, des écrivains japonais, en particulier Miyazawa Kenji, que j'ai entrepris de traduire (six recueils de nouvelles parus aux éditions du Serpent à Plumes). Puis ce fut le tour de Natsume Sôseki, d'Osamu Dazai, d'autres encore, jusqu'à ce que les éditions Belfond me demandent de traduire Murakami Haruki.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
1Q84, tomes 1, 2, 3 (jusqu'à présent). Y aura-t-il une suite ? Ou un "prologue" ? Je ne suis pas dans la confidence, à ce jour. Le thème central, pour moi : L'amour inconditionnel dans un monde tordu, plein de fureurs et de violence, où il n'y a "aucune logique et pas assez de bonté". Le temps retrouvé, hors de toute temporalité, celui de l'amour.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Sans lumière, il n'y a pas d'ombre, sans ombre, pas de lumière"

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
"Its only a Paper Moon..."

5) Avez-vous des rituels de traductrice ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Aucun rituel, si ce n'est que je suis "du matin". Je travaille beaucoup mieux aux petites heures du jour. Et puis, au cours de la journée, ma tête s'alourdit et s'embrouille. Le soir, mieux vaut faire autre chose...Je suis très mélomane, mais il m'est impossible d'écouter de la musique en traduisant, en écrivant. C'est l'un ou l'autre.

6) Comment vous vient l'inspiration, lors d'une traduction ?
Après des heures de travail intensif, survient parfois la "grâce" de l'inspiration, au moment de l'endormissement, entre conscience diurne et rêve éveillé... La bonne phrase, ou la bonne expression, ou le mot juste, ou le rythme exact...

7) Comment l'écriture et la traduction sont-elles entrées dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai et traduirai des livres» ?
J'ai toujours pensé, enfant, "un jour, j'écrirai". "Mes" livres n'ont pas trouvé d'éditeur. Mes textes traduits, oui.

8) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Sans hiérarchie aucune, et parmi bien d'autres : "Le Journal" d'Anne Frank, "les Illuminations" de Rimbaud, "les Mémoires d'une jeune fille rangée" de Simone de Beauvoir, "Au-dessous du volcan" de Malcolm Lowry.

9) Savez-vous à quoi servent les écrivains, et les traducteurs ? !
Les écrivains/traducteurs nous aident à vivre.

10) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Je dois avouer qu'elles ont tenu une très grande place... autrefois. J'aimais le silence, le recueillement de mise dans ces temples de la culture, où l'on osait à peine chuchoter en feuilletant respectueusement les livres (et encore, beaucoup avaient des pages "non coupées", ce qui renforçait leur mystère). Je me souviens en particulier de la librairie Arthaud, à Grenoble, où j'ai vécu adolescente... Que dire aujourd'hui ? Non, franchement, je préfère égrener le nostalgique "je me souviens"...

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