"Lever de rideau sur Edward Hopper" de Karin Müller chez Barley (Paris, France),Guéna (Toulon, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Lever de rideau sur Edward Hopper
Lever de rideau sur Edward Hopper — Le choix des libraires

Résumé

«Il n'est pas difficile de peindre une scène ou un motif. Ce qui est difficile, c'est d'exprimer une pensée par la peinture. La pensée est fluide, mais ce que vous appliquez sur la toile est concret, et cette résistance tend à diriger la pensée.»

Edward Hopper, 1957.

«La biographie à la première personne de Karin Müller évoque un journal intime ou une longue interview posthume d'Edward Hopper. Il fallait beaucoup de rigueur, de retrait et de sensibilité pour donner voix au grand silencieux de la peinture figurative américaine du XXe siècle, au peintre de l'incommunicabilité !»
Christophe Duvivier, Conservateur

Auteure de plusieurs ouvrages consacrés à des écrivains et artistes du XXe siècle, Karin Müller codirige la galerie Gimpel & Müller (Paris).

Courier des auteurs le 10/10/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis auteure et galeriste. J'ai écrit sur des écrivains (Malraux, Guitry, Aragon-Triolet), sur Nicolas de Staël et sur les crimes contre l'art. Dans notre galerie Gimpel & Müller, à Paris, je mets en place une passerelle entre les arts : la sculpture et la peinture accueillent la philosophie, la littérature, la poésie, la musique, le théâtre... Notre piano de concert me permet d'inviter des pianistes exigeants. J'y organise des tables rondes, conférences, signatures de livres, récitals...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La vie et l'oeuvre d'Edward Hopper sous forme d'une biographie à la première personne. J'aime cette forme littéraire qui me permet de plonger dans l'intimité d'un grand personnage, me mettre dans sa peau, sa tête, ses pinceaux ou stylos... exercice périlleux mais magnifique.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Pour moi le silence est palpable, presque harmonique. Il est essentiel dans ma vie et dans mon art». Elle dit beaucoup sur l'homme et l'artiste

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Sans hésiter, Les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach. Hopper et Bach ont en commun le protestantisme, la rigueur, la droiture, l'abnégation et le don de soi pour l'art. Mais pas les enfants ! Bach en a eu vingt, Hopper aucun.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La passion Hopper. Le plaisir de découvrir ou redécouvrir ses oeuvres. Je suis impatiente de voir la rétrospective du Grand-Palais.

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