"Contes liquides" de Jaime Montestrela chez Ed. de l'Attente (Bordeaux, France)

en partenariat avec 20minutes.fr

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Contes liquides
Contes liquides — Le choix des libraires

Résumé

«Sur l'île de Tahiroha, le jour du Vendredi saint, les cannibales convertis au christianisme ne mangent que des marins.»
L'écrivain lisboète exilé Jaime Montestrela (1925-1975) écrivit ces «contes liquides» à Paris, de mai 1968 à juin 1972, au rythme de deux ou trois par semaine. Plus de mille, donc. Nous en présentons ici quatre-vingts, ce qui n'est pas mal, compte tenu du fait que le traducteur ne parle pas portugais.

Jaime Montestrela nait à Lisbonne le 12 juin 1925. À 19 ans, il part à Paris, y vit pendant cinq ans avant de rentrer à Lisbonne où il travaille comme psychiatre. Montestrela milite à cette époque pendant quelques mois au Parti Communiste portugais clandestin. En septembre 1950, il publie clandestinement Prisão, avant d'être arrêté par la PIDE, emprisonné et torturé. Il s'exile à Rio de Janeiro en 1951. En 1956 paraît son roman Nihil obstat, puis Cidade de lama en 1959. Il s'exile définitivement en France en 1965. Il commence la rédaction des Contos aquosos lors des mouvements de mai 68. Il s'éteint finalement à Paris, le 8 novembre 1975, d'une rupture d'anévrisme.

Le choix des libraires : choisi le 28/09/2012 par Michel Sanche de la librairie LIBELLIS à Narbonne, France

Sur la planète HC678, toute personne usant d'une phrase déjà prononcée - des scribes en gardent trace sur d'immenses registres - doit régler des droits d'auteur à son premier locuteur. Seuls les riches ont ainsi la parole, mais n'est-ce pas partout pareil ? (conte n° 413)

Les chercheurs du Jakobson Research Institute (Zürich) ont prouvé que le premier mot inventé par l'homme était «hydropneumatique», mais qu'il fallut attendre longtemps avant qu'il trouve un usage. (conte n° 155)

Au marché si typique de Nahahuta (Pérou), la cacophonie est telle qu'il est tout à fait vain d'espérer comprendre ce que crient les marchands. Aussi ceux-ci imitent-ils le cri de l'animal dont ils vendent la viande. Les charcutiers grouinent, les volaillers caquètent, les bouchers beuglent. Seuls les poissonniers ont du mal à se faire entendre. (conte n° 95)

Trois des Contes liquides, de Jaime Montestrela, traduits du portugais par Hervé Le Tellier. L'auteur a été proche du groupe Panique et de l'Oulipo.
Des contes brefs de quelques lignes, un petit bijou d'humour, à savourer avec modération, pour faire durer le plaisir.

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