Quand la ville fait la vie plus belle aux abeilles

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L'Opéra de Lille fait bzzz. Des ruches ont été installées hier sur son toit et au Jardin des Plantes. Face à la disparition des abeilles, « la ville adresse un message à la campagne », expliquait fièrement Eric Quiquet, adjoint (Verts) délégué à l'environnement. Car c'est à la campagne que le taux de mortalité des abeilles est le plus élevé. Pesticides, monocultures et OGM en sont les principaux responsables. Après Montpellier et Nantes, Lille répond à un appel lancé par l'Union nationale d'apiculture française. « N'oublions pas que 80 % des plantes à fleurs sont pollinisées par les abeilles », rappelle Henri Clément, président de l'Unaf. Ce sont donc des acteurs indispensables à la biodiversité et à la santé de l'homme, « en plus d'être des bio-indicateurs intéressants, grâce à l'analyse du miel », ajoute Eric Quiquet. La récolte est prévue pour août. Pas d'inquiétude quant à la qualité : « les abeilles sont de véritables filtres biologiques. »

Esther Lefebvre