Les flics à l'heure du numérique

©2006 20 minutes

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Noms de code « Acropol » et « Tesa ». La police se modernise. Et dans le Nord, les premiers effets se font sentir, six mois après l'installation de ces deux systèmes. Si le premier dispositif a révolutionné les communications radio entre les gardiens de la paix, le second leur permet de consulter des fichiers d'information à distance. « Avant, quand on avait un doute sur un véhicule, on appelait le central. Cela prenait 2 à 3 minutes. Avec « Tesa », on a l'info en 15 secondes », explique le brigadier major Jacques Morelle, en charge du déploiement sur le département.

Démonstration hier après-midi, place Jacques-Fébvrier dans le quartier de Lille-Moulins. Pendant que ses collègues arrêtent les voitures, l'un des gardiens de la paix reste dans son véhicule à l'écart, derrière son écran. L'une des conductrices arrêtées n'est pas la détentrice de la carte grise. L'homme pianote. « C'est bon, c'est le véhicule de son frère », réagit-il. Elle peut repartir. Si le grand public ne sent pas la différence, les 2 000 policiers formés en deux mois ont désormais de meilleures conditions de travail. « En plus, on va mettre en place la géolocalisation dès septembre. On saura à tout instant où se trouvent les agents », annonce Jacques Morelle. « Ce sera à double tranchant, réagit l'un des policiers. Notre sécurité sera plus assurée, mais on sera aussi fliqués par des flics ! » Pour ce qui est des radios Acropol, l'optimisme est de rigueur. « Avant, dans une cave, on ne captait rien. Maintenant, on ne se pose même plus la question. » Et Jacques Morelle ne se contente pas de ce premier bilan positif. « On continue d'optimiser le système. »

Vincent Vantighem

Centralisées au commissariat central de Lille, les infos transmises par les agents seront accueillies dans un nouveau poste de commandement, au sein du commissariat de Lille-Sud qui ouvrira en septembre 2007.