Mon pigeon, ce héros

©2006 20 minutes

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Située à l'entrée du chemin menant à la citadelle, l'édifice pourrait faire sourire. Une femme, personnifiant la paix, bras au ciel, accueille autour d'elle une nuée de pigeons. Et à ses pieds, un bouclier, frappé d'un volatile en plein vol, écrase une hydre géante, symbole de la guerre. Il s'agit en fait d'un mémorial aux pigeons voyageurs. La statue a été érigée en 1936, sept ans après celle qui rend hommage aux fusillés lillois durant la première guerre mondiale, mais en même temps que celle du maréchal Foch. « Ce type d'hommage est unique en France, raconte Nicole Leclercq, guide à l'office de tourisme. Il témoigne de l'affectation que les colombophiles portent à leurs volatiles. » Un amour nourri par la loyauté de ces oiseaux, qui remplacèrent les télégraphes défectueux pendant la première guerre mondiale.

C. B.