Martine Aubry n'a plus vraiment la cote

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Supplantée par Ségolène Royal, Martine Aubry, ancienne numéro deux du gouvernement Jospin et maire de Lille, revient sur le devant de la scène nationale à l'approche de la désignation du candidat socialiste pour l'Elysée, n'excluant pas de disputer l'investiture du PS.
Supplantée par Ségolène Royal, Martine Aubry, ancienne numéro deux du gouvernement Jospin et maire de Lille, revient sur le devant de la scène nationale à l'approche de la désignation du candidat socialiste pour l'Elysée, n'excluant pas de disputer l'investiture du PS. — Pierre Andrieu AFP/Archives

Cette fois, ce sont ses lieutenants qui sont montés au créneau... Les élus de la majorité municipale ont pris, hier matin, la défense de Martine Aubry, à la suite de la publication par l'Ifop d'un nouveau sondage sur la vie politique locale. Après avoir vu sa première enquête, en date du 14 juin, contestée par la Commission nationale des sondages, l'institut a procédé ce week-end à une seconde mouture. Si l'échantillon représentatif a été élargi, les tendances restent les mêmes. Les Lillois sont satisfaits à 78 % du travail de la municipalité mais souhaitent à 58 % que l'édile cède son fauteuil de maire lors des élections municipales de 2008. Un résultat à mettre au crédit d'une méthode qui s'appuie sur deux échantillons différents selon Pierre de Saintignon, premier adjoint (PS). « L'Ifop aurait pu interroger 10 000 personnes. Avec cette méthode, le résultat aurait été le même. » Sur la question des intentions électorales, l'Ifop a concentré son enquête sur les seuls individus inscrits sur les listes électorales. « Cela exclut les jeunes, les nouveaux arrivants et les couches populaires de ces questions. Alors qu'ils nous sont favorables », a déploré le premier adjoint. De son côté, Walid Hanna, adjoint (Pers) a dédramatisé en mettant en avant le sentiment positif qu'il rencontre « tous les jours sur le terrain ». Un avis partagé par Marie-Christine Staniec, adjointe (PS), qui conclut prosaïquement : « De toutes façons, on se fout de sa personnalité. »

Vincent Vantighem

Pour sa première enquête, l'Ifop avait interrogé 504 personnes dont 327 inscrites sur les listes électorales. Pour la seconde mouture, 1 004 individus – dont 666 électeurs potentiels – ont été contactés.