Bombardier, la locomotive de Crespin

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Bombardier ne quittera pas Crespin, contrairement à ce qu'affirmaient certaines rumeurs. Hier, l'entreprise du Valenciennois, dont les 1 500 salariés fabriquent du matériel ferroviaire, a lancé un parc d'activité en présence du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo (UMP). Objectif : regrouper, en lieu et place d'ateliers « désaffectés » de Bombardier, des entreprises qui lui sont liées (fournisseurs, sous-traitants...). D'ici à six ans, ce sont 1 500 emplois qui pourraient se déplacer ou se créer sur la zone, « en plus des 1 500 de Bombardier », précise l'entreprise. Une précision d'importance, alors que certains salariés s'inquiètent du transfert de certaines activités de Bombardier sur d'autres sites ou dans des entreprises sous-traitantes. « Nous n'allons pas partir après avoir investi 500 millions d'euros en dix-huit ans», explique-t-on chez Bombardier. « Nous resterons vigilants sur la nature des emplois implantés sur la zone, prévient Antonio Garcia, de la CGT. S'agira-t-il d'emplois industriels, de service, de créations d'emploi ou de transferts ? »

« Dans un premier temps ce seront des emplois directement liés à Bombardier, précise l'entreprise. Ensuite, des emplois liés aux transports et au pôle de compétitivité i-Trans, voire des activités de service.» L'Etat fait en tout cas confiance à l'entreprise, puisqu'il s'est engagé à financer la création du parc d'activité à hauteur de 100 millions d'euros.

O. Aballain

Selon Bombardier, environ 6 000 emplois externes à l'entreprise dépendent de l'activité du site de Crespin. Un peu plus de la moitié sont situés dans le Nord-Pas-de-Calais.