L'université de Lille-1 refaitles comptes pour sa présidence

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Joute présidentielle à l'université de Lille-1. Ici aussi, le président sortant, Philippe Rollet, est confronté à un concurrent coriace. Lequel a même formé un recours, examiné cette semaine, contre l'élection d'une partie des vingt membres du conseil d'administration. En principe, ceux-ci doivent désigner leur président le 11 mai. Rien n'est moins sûr.
Le 12 avril, la liste « Ambition » du challenger Isam Sharour a devancé en nombre de voix la « Construire ensemble » de Philippe Rollet. Mais le découpage du scrutin en quatre collèges (trois pour le personnel, un pour les étudiants) rétablit l'équilibre au conseil d'administration. En avance de trente voix dans le collège A (professeurs), Isam Shahrour est devancé d'une seule voix dans le collège « B » (maîtres de conférences et agrégés). La liste arrivée en tête raflant quatre des six élus, cette petite voix change tout. Passés près de la majorité, les représentants de la liste « Ambition » pointent des erreurs de comptage et de procédure. « Une erreur d'un bulletin est compréhensible », explique Yann Pennec, élu d'« Ambition ». « Mais le problème, c'est que la différence de voix est comprise dans cette marge d'erreur. » Affirmant son « bon droit », Isam Shahrour est prêt à « contester l'élection au tribunal administratif » si la commission électorale n'annule pas le scrutin « B ». L'élection du 11 mai sera incertaine quoi qu'il arrive.O. A.

Nabil El-Haggar, le transfuge

Philippe Rollet a été critiqué en mars pour avoir écarté de son équipe le vice-président sortant à la culture, Nabil El-Haggar, qui soutient Isam Shahrour. Tout en saluant la « qualité » du travail accompli à l'Espace Culture, Philippe Rollet rappelle que son mandat prenait fin en février et qu'il a dû recomposer une équipe provisoire d'une « loyauté sans faille ».